PREMIER REFUS
Après l'essai thermonucléaire, Eldoria demande une nouvelle fois son adhésion aux Nations unies. Le Conseil de Sécurité la rejette. Devenir la première puissance thermonucléaire du monde ne suffit pas à ouvrir la porte.
Alliances et traités — 1935 à 2018
Deux organisations fondées, un siège permanent arraché après vingt-huit ans d'exclusion, trois traités imposés après victoire militaire. La diplomatie eldorienne n'a jamais séparé la négociation du rapport de force — elle négocie ce qu'elle a déjà obtenu.
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Alliance de neutralité armée proposée en 1947 et effective en 1951 avec l'adhésion de la France. Douze membres en 2018, dont cinq Piliers, quatre observateurs nordiques et trois membres associés d'Outre-Mer. Ses membres reçoivent la protection eldorienne et un marché simplifié sans rejoindre aucun bloc.
Organisation commerciale apolitique fondée à Ankara le 4 avril 1974 sous Ivankov Schmidz. Elle fixe les droits de transit des détroits selon l'appartenance des États : un membre de l'OTMN et de l'OMCI ne paie rien sur ses passages commerciaux.
Malgré l'ouverture de Suez aux Alliés et le retrait de cent mille soldats de ses frontières septentrionales, Eldoria est exclue de la fondation des Nations Unies en . Son appartenance passée à l'Axe est jugée rédhibitoire.
L'humiliation est fondatrice. Elle explique quarante ans de politique étrangère : si l'ordre international refuse d'intégrer Eldoria, Eldoria construira le sien — l'OTMN en 1947, l'OMCI en 1974.
Après l'essai thermonucléaire, Eldoria demande une nouvelle fois son adhésion aux Nations unies. Le Conseil de Sécurité la rejette. Devenir la première puissance thermonucléaire du monde ne suffit pas à ouvrir la porte.
Après des mois de bras de fer, dont une réduction de 25 % du transit soviétique à Suez, Moscou consent à s'abstenir. Vingt-huit ans après son exclusion, Eldoria entre aux Nations unies avec un siège permanent au Conseil de sécurité, mais sans droit de veto. Le levier n'a pas été juridique mais logistique.
Après la dissolution de l'État d'Israël, le siège est contesté. Eldoria le conserve et obtient enfin le droit de veto, en cédant beaucoup : ouverture des détroits, retrait d'Afghanistan, transfert des territoires israéliens à l'administration américaine, et ratification du Traité de Non-Prolifération, signé en novembre 1982, avec un plafond déclaré de 400 ogives.
Washington, Londres et Pékin soutiennent la résolution. C'est la seule fois de l'histoire eldorienne où le pays a payé un prix diplomatique aussi élevé.
Signés après la capitulation de 4 847 Marines à Beyrouth.
Dispositions principales
Portée Premier traité de l'histoire moderne où Washington reconnaît des conquêtes territoriales postérieures à 1945.
Signés après la reddition de la Sixième Flotte.
Dispositions principales
Portée Seul texte de droit international contemporain attribuant à une puissance unique un droit de regard sur trois espaces maritimes.
Classifié
Après cinq mois d'embargo pétrolier consécutif à la crise de Suez, l'industrie britannique est rationnée.
Dispositions principales
Portée Le document n'a jamais été publié par aucune des deux parties.
Le pays sort ruiné de la guerre.
Dispositions principales
Portée Vingt ogives sont alors déjà dissimulées dans le Khorosan.
Dispositions principales
Portée Sécurise le flanc septentrional pour trois décennies ; Eldoria concentre ses forces vers le sud et l'ouest et reste strictement neutre durant la guerre de Corée.
Après l'interception de sous-marins soviétiques et une brève escarmouche navale.
Dispositions principales
Portée Le principe sera étendu à Malacca et à la Sonde.
France · États-Unis · URSS puis Russie · Royaume-Uni · Chine · Japon · Allemagne · Corée du Sud · Pakistan · Égypte · Arabie saoudite · Inde · Italie · Pays nordiques · Brésil · Espagne · Mexique · Équateur
D'abord un panorama de toutes les relations en 2018, région par région. Puis, pour chaque grande nation : le statut de la relation, son évolution depuis 1935 — de « Guerre » à « Allié » —, les guerres, les dossiers de négociation et tous les événements de la chronologie qui la concernent.
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La relation commence dans le secret : en 1942, le réseau Boisson ouvre un canal ; en 1944, le Conseil des Six négocie à Beyrouth avec la France Libre et le colonel Passy paraphe un accord provisoire le 9 novembre.
Elle se scelle en 1951 avec l'adhésion française à l'OTMN, aux conditions fixées par Paris. Elle se prouve en 1956, quand Eldoria déclare la guerre au Royaume-Uni et à Israël en excluant délibérément la France de la déclaration. Paris joue ensuite le médiateur en 1958, 1992 et 1996 — les trois fois où Eldoria affronte les États-Unis.
Relations, 1935 — 2018
Guerres
Dossiers de négociation
La relation la plus conflictuelle de l'histoire eldorienne : la Seconde Guerre mondiale, Beyrouth en 1958, le Golfe en 1991, la Méditerranée en 1996 — sans compter la guerre commerciale ouverte en 1975 et la rupture totale de novembre 1995, quand Eldoria déclare les États-Unis « État non reconnu ».
Le dégel passe par la logistique : en 2001, Eldoria ouvre le corridor afghan aux forces américaines. Les sanctions sont suspendues en juillet 2004 et levées en octobre ; l'ambassade rouvre sous l'administration Obama. En 2018, la relation oscille entre neutralité et hostilité selon les dossiers.
Relations, 1935 — 2018
Dossiers de négociation
Ennemi désigné de la guerre — le SRM démantèle les réseaux soviétiques dès 1938 —, Moscou devient après 1945 un voisin avec qui l'on compose : pacte de non-agression en 1950, traité de la Caspienne en 1954, pacte de 1957 qui protège Eldoria à Beyrouth. Les crises restent maîtrisées : Andaman en 1971, Ormuz en 1976, et un seul accrochage armé, sans suite, dans la vallée du Hari Rud en Afghanistan en 1981.
À l'effondrement de décembre 1991, Eldoria reconnaît immédiatement la Russie et toutes les républiques. Les accords énergétiques caspiens suivent, puis l'adhésion à l'OMCI en 1993 ; en 1999, 40 % du pétrole russe se vend en Marks. La relation redescend ensuite : en 2015, la guerre de Syrie met les deux pays face à face, même si c'est Moscou qui obtient le cessez-le-feu. En 2018, l'entente est surtout commerciale.
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Guerres
Dossiers de négociation
Partenaire commercial dans les années trente, adversaire déclaré à partir de 1941. La Royal Navy est évincée du Golfe entre 1951 et 1953 sans qu'un coup de feu soit tiré, le protectorat koweïtien est abandonné en 1961.
La crise de Suez et l'embargo qui suit achèvent la relation ; les excuses classifiées de mars 1957 en marquent le point le plus bas. Londres soutient pourtant la Résolution 5281 en 1983, sans que la relation remonte au-dessus de la neutralité. Elle ne se normalise qu'après 2000, et reste froide jusqu'en 2018 : méfiance réciproque, échanges commerciaux volontairement limités, et une hostilité qui remonte à chaque crise.
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Dossiers de négociation
Le premier contact date de juin 1971. Pékin pose d'emblée la question du Japon ; Eldoria propose de faciliter une reconnaissance japonaise des crimes de guerre. En 1982, la Chine exige des garanties avant de soutenir le veto eldorien, puis vote la Résolution 5281.
En 2001, Eldoria soutient Pékin après l'incident de Hainan. En 2003, l'intégration de la Zambie coûte à la Chine ses concessions minières ; Pékin exige un approvisionnement prioritaire en cuivre et en cobalt. En 2016, elle étudie les normes antipollution eldoriennes « si elles respectent sa souveraineté ».
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Guerres
Dossiers de négociation
La relation s'appuie sur un fait culturel unique : depuis 1120, une part de l'identité eldorienne est japonaise. Après les accords commerciaux de 1970, le Japon rejoint l'OMCI en 1974 puis l'OTMN en 1976 — des retrouvailles plutôt qu'une alliance.
Elle devient industrielle avec l'acier en 1987 et le consortium de semi-conducteurs de 2014, et militaire : SF-18, pistolet commun de 2011, batteries Centurion déployées en 2009, pacte de protection de vingt ans signé en 2013.
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Guerres
Dossiers de négociation
L'accord pétrolier de 1936 puis l'entente secrète de 1939 font d'Eldoria le fournisseur du Reich en pétrole et en chrome ; elle rejoint l'Axe en juillet 1943 avant d'en sortir en 1944. C'est l'épisode que les archives officielles qualifient d'erreur.
L'Allemagne fédérale condamne la crise de 1996 au nom de l'Europe, puis rejoint l'OTMN en 2010 pour la coopération industrielle. En 2018, un échange se dessine : avions eldoriens contre blindés et défense antiaérienne allemands.
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Guerres
Dossiers de négociation
Pendant la guerre de Corée, Eldoria reste neutre mais apporte une aide humanitaire contre un bail portuaire à Ulsan. En 1955, un pacte de protection de soixante ans et la base de Jeju font de la Corée le premier avant-poste eldorien du Pacifique.
Face à la Corée du Nord, Séoul reçoit en 2007 un code d'alerte qui déclenche automatiquement le déploiement de protection depuis Jeju. Le pacte est renouvelé en 2015.
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Dossiers de négociation
Sollicité dès 1947, le Pakistan rejoint l'OTMN en 1953. L'alliance devient formelle en 1971 et les garanties de sécurité sont renforcées en 1979, face à l'Afghanistan soviétique.
Jugé instable, il fait partie des membres placés sous évaluation en 1984. En 2008, après l'assassinat de Benazir Bhutto, Eldoria envoie des convois, se déploie aux frontières et protège les sites nucléaires pakistanais le temps que l'armée se stabilise. En 2018, la relation reste tendue : Islamabad dépend de la protection et des livraisons eldoriennes, et la coopération est plus pragmatique qu'amicale.
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Guerres
Dossiers de négociation
L'Égypte est d'abord une conquête : en 1941, Eldoria franchit Suez et menace Le Caire ; en 1943, les divisions eldoriennes et les insurgés égyptiens prennent Le Caire, où un gouvernement pro-Axe est installé, jusqu'à l'accord de 1945 qui rend la vallée du Nil à l'Égypte et laisse à Eldoria le Sinaï et le canal de Suez. En 1947, Le Caire refuse l'OTMN sous pression britannique, puis la rejoint en 1953. En 1956, quand Eldoria nationalise la Compagnie du canal, Londres et Tel-Aviv attaquent le Sinaï : Eldoria leur fait la guerre.
La relation suit ensuite deux balanciers : l'influence de Moscou au Caire et les guerres contre Israël. Le Sinaï et le Néguev sont vendus à l'Égypte en 1972 ; en 1984, elle fait partie des membres jugés instables. En 2009, Eldoria lui livre des systèmes Oslo et Warden. En 2018, elle reste membre de l'OTMN, avec des hauts et des bas.
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Guerres
Dossiers de négociation
En 1947, Riyad exprime un intérêt prudent pour l'OTMN, sans jamais y entrer. La relation repose sur un équilibre : Eldoria tient les détroits par où passe le pétrole saoudien, l'Arabie tient les lieux saints et le premier poids pétrolier de la péninsule. La réforme religieuse de 1972 et la démolition des mosquées pèsent lourd à Riyad.
Elle se resserre quand les intérêts convergent : ventes pétrolières en Marks à partir de 1987, accord pétrolier contre services de protection en 1996, 35 % du pétrole saoudien vendu en Marks en 1999. Elle se refroidit quand ils divergent, comme pendant la guerre du Golfe. En 2018 : du respect, et des besoins réciproques.
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La relation se joue au Pakistan, puis aux Andaman. Dès 1953, l'entrée du Pakistan dans l'OTMN fait d'Eldoria l'alliée de l'adversaire de New Delhi. En juillet 1971, l'année de la guerre indo-pakistanaise, Eldoria s'empare des îles Andaman et de North Sentinel, territoire indien qui commande l'accès occidental au détroit de Malacca, et signe dans la foulée une alliance formelle avec le Pakistan. New Delhi n'a jamais reconnu la perte des îles ; c'est le contentieux territorial le plus ancien d'Eldoria encore ouvert.
En 2008, Eldoria se déploie aux frontières du Pakistan et protège ses sites nucléaires ; le désarmement pakistanais est refusé tant que l'Inde ne désarme pas. L'Inde rejoint pourtant l'OMCI en 2009, par pure nécessité : son pétrole passe par Ormuz. En 2018, c'est la plus mauvaise relation d'Eldoria en Asie, sans guerre ouverte.
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En mars 1941, Eldoria arbitre entre Rome et Athènes : Rhodes passe à la Grèce et l'Italie quitte l'Albanie. Les deux pays se retrouvent dans l'Axe en 1943, sans que la relation devienne étroite.
Après la guerre, l'Italie devient un client pétrolier régulier. Elle rejoint l'OMCI en 1975 puis l'OTMN en 1981, pour la Méditerranée centrale. En 1996, Rome reste neutre pendant la guerre de Méditerranée. En 2018, c'est un partenaire stable, sans éclat.
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Un lien ancien : après les prénoms japonais, les prénoms nordiques sont les plus répandus en Eldoria. Pendant la guerre, la Suède neutre reste un client ; la Norvège et le Danemark, occupés, sont dans le camp adverse quand Eldoria rejoint l'Axe.
En 1979, la Suède et la Norvège deviennent observatrices de l'OTMN, rejointes par le Danemark en 1981 ; la Finlande, retenue par les protestations de Moscou, n'entre qu'en 1992 : sans vote, sans défense mutuelle et sans le transit gratuit de la double appartenance, elles donnent pourtant à l'alliance une façade atlantique et arctique. Leurs ressortissants font partie des rares à obtenir un visa de résidence et de travail en Eldoria.
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Les contacts restent rares jusqu'aux années 1970, quand le Brésil devient un client pétrolier, puis l'un des premiers pays d'Amérique latine à régler une partie de ses achats en Marks.
Pendant les deux guerres contre les États-Unis, Brasília refuse de s'aligner sur Washington : en 1991, elle reste hors de la coalition ; en 1996, elle laisse ses ports ouverts aux cargos eldoriens et plaide pour une médiation. Eldoria s'en souvient : vers 2009, le Brésil reçoit des SF-18, l'un des rares chasseurs exportés hors de l'OTMN.
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Tout part de novembre 1939 : Eldoria débarque dans le Rif et s'installe à Ceuta et Tétouan, dans le protectorat espagnol du Maroc, quand l'Espagne sort exsangue de sa guerre civile. Madrid perd la rive sud du détroit de Gibraltar et ne l'a jamais oublié. En 1957, l'Espagne isolée de Franco accepte pourtant une présence eldorienne conventionnée aux Baléares, contre un pétrole garanti.
La base de Minorque, ouverte en 1982, tombe l'année où l'Espagne entre dans l'OTAN. Les fermetures de Gibraltar en 1991 et en 1996 frappent directement ses ports et son économie. L'Espagne n'est membre ni de l'OMCI ni de l'OTMN. En 2018, la relation est froide mais fonctionnelle : on se parle par nécessité, de part et d'autre du même détroit.
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Deux producteurs de pétrole, longtemps concurrents : la nationalisation mexicaine de 1938 est saluée à Aldara, mais le Mexique vend surtout aux États-Unis et regarde Eldoria comme un rival sur les marchés. Pendant la guerre froide, Mexico reste prudent, à l'ombre de Washington.
La base des Galápagos, en 1996, inquiète : des navires eldoriens patrouillent désormais au large de la façade pacifique américaine. Mais la crise pétrolière de la même année rapproche les deux pays, et le Mexique accepte le chèque de compensation eldorien. Après la normalisation américano-eldorienne de 2004, il prépare son entrée à l'OMCI pour sortir du tout-dollar, puis la retire en 2005 : Washington ne veut pas d'un voisin qui règle en Marks. En 2018, la relation est correcte et surtout commerciale.
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Un petit pays pétrolier qui devient, à la fin du siècle, la porte d'Eldoria sur le Pacifique américain. Les échanges commencent avec le pétrole et la banane ; l'Équateur rejoint l'OMCI en 1989.
En décembre 1995, Quito refuse de vendre les Galápagos, même pour un milliard de Marks, l'annulation de sa dette et vingt-cinq ans de pêche exclusive, mais ouvre la voie à un bail. Signé en 1996 pour quatre-vingt-dix-neuf ans et 500 millions de Marks, il installe une base navale eldorienne dans l'archipel. En 2018, la relation est bonne, adossée à un bail que l'Équateur respecte et que ses voisins observent avec méfiance.
Relations, 1935 — 2018
Guerres
Dossiers de négociation
Les grandes négociations eldoriennes, du réseau Boisson en 1942 au SF-47 en 2018, font l'objet d'un rapport dédié : pour chaque dossier, la demande eldorienne, la réponse, le résultat, ce qui a été obtenu et ce qui a été cédé.
Aucun traité majeur signé par Eldoria n'a été négocié depuis une position d'égalité. Genève 1958 suit une capitulation américaine ; Genève 1997 suit la capture d'une flotte entière ; la Résolution 4821 suit une pression logistique sur Suez.
Le principe est constant : on ne négocie pas pour obtenir, on négocie pour faire reconnaître. La conquête vient d'abord, le droit ensuite.
De 1936 à 1943, Eldoria vend du pétrole à l'Allemagne, à la Grande-Bretagne et à la France simultanément. L'adhésion à l'Axe en est la seule exception de son histoire — et la seule décision diplomatique que les archives officielles qualifient d'erreur.
Depuis, la neutralité armée est devenue non seulement une posture mais un produit d'exportation : c'est exactement ce que l'OTMN vend à ses membres.
L'OMCI ne retient aucun membre et n'en a jamais eu besoin. Elle ne contient aucune clause d'exclusivité : chaque membre commerce avec qui il veut et peut suspendre ses échanges avec un autre membre, comme les membres de l'OTAN qui sanctionnent la Russie. Ce qu'elle offre est concret : moins de paperasse, de grands ports OMCI financés par les droits de transit, des passages moins chers. Partir ne coûte que cela.
Aucun membre n'est jamais parti. C'est la forme d'influence la plus stable qu'Eldoria ait développée — elle ne demande ni garnison, ni traité de défense, ni menace. Seulement des ports et des règles simples.