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Eldoria Archives Nationales

Organisations internationales

OTMN et OMCI — 1947 à 2018

Deux organisations fondées par Eldoria, conçues pour fonctionner ensemble. L'OTMN garantit la sécurité de ses membres sans les enrôler dans un bloc ; l'OMCI organise le commerce qui passe par les détroits eldoriens. Appartenir aux deux, c'est ne plus payer le passage.

Repères

Membres OTMN
12
5 Piliers · 4 observateurs
Membres associés
3
États d'Outre-Mer
Siège OTMN
Aldara
Depuis 1951
Membres OMCI
80
Quatre continents
Siège OMCI
Ankara
Second siège à Malte
Transit en double appartenance
0 %
Passages commerciaux

Les membres sur l'atlas

L'OTMN et l'OMCI ont désormais leur carte dans l'Atlas, avec les territoires d'Eldoria et les détroits, sur le même curseur d'années : les pays membres se colorent année après année, et un clic sur un pays ouvre son statut et ses dates. Les pays retenus par la pression de Washington, ou de Moscou pour la Finlande avant 1992, y apparaissent aussi.

Les deux organisations Membres de l'OMCI Membres de l'OTMN L'OTMN en 1958 L'OMCI à sa fondation

Sommaire

I

L'OTMN

Organisation du Traité Multinational

Alliance fondée par Eldoria, proposée en , effective avec l'adhésion de la France en . Ce n'est pas un pacte dirigé contre une puissance désignée, mais une garantie mutuelle de neutralité armée : chaque membre s'engage à ne rejoindre aucun bloc et reçoit en échange la protection eldorienne. Pour des États qui refusent de choisir entre Washington et Moscou, c'est la seule porte de sortie — d'où le nom de « troisième voie » inscrit dans sa charte de .

Principes de la charte

Neutralité armée

Engagement

Aucun membre ne rejoint un bloc. La défense est mutuelle, mais l'alliance n'a pas d'ennemi désigné.

Aucune dépense obligatoire

Souplesse

Pas de seuil de budget militaire imposé. La clause de défense est flexible : chaque membre fixe la forme de son soutien.

Retrait autorisé

Réversibilité

Un membre peut quitter l'alliance. Eldoria peut aussi en exclure un : le Yémen l'a été en 2013.

Ce qu'apporte l'adhésion

Protection eldorienne

Sécurité

Garantie de défense par la première puissance militaire mondiale, sans obligation d'entrer dans ses guerres.

Marché simplifié

Commerce

Échanges facilités entre membres, intégralement libellés en Marks. Le cobalt katangais leur est fourni au prix coûtant.

Transit gratuit en double appartenance

Avec l'OMCI

Un membre de l'OTMN qui appartient aussi à l'OMCI ne paie aucun droit sur les passages commerciaux par les détroits eldoriens. Voir double appartenance.

Accès technologique

Selon le statut

Partage restreint de technologies militaires depuis 1990. Les Piliers ont accès aux équipements de première ligne.

Le statut de Pilier

Cinq membres — France, Japon, Corée du Sud, Émirats et Qatar — forment le Conseil restreint de l'alliance. Ils disposent d'une voix consultative sur les décisions stratégiques, d'un accès aux technologies eldoriennes de première ligne, et chacun est lié à Eldoria par un pacte de protection propre : soixante ans pour la Corée, vingt pour le Japon, dix pour les Émirats et le Qatar.

Ce statut n'est pas acquis. Le Yémen, exclu en , a montré que l'appartenance se retire aussi facilement qu'elle s'accorde.

Les membres associés

Les trois États d'Outre-Mer — Katanga, Zambie et Gabon — participent aux délibérations de l'alliance sans droit de vote sur les questions militaires, qui restent du ressort d'Eldoria. Voir Territoire.

Le siège d'Aldara

Bâti en dans un style franco-germanique délibérément choisi. Le message était destiné à Paris : l'alliance n'est pas un protectorat oriental mais une construction commune, dont l'architecture même reconnaît l'apport européen.

II

Membres de l'OTMN

Membres de plein droit de l'OTMN et date d'adhésion, situation en 2018. Observateurs sans vote, sans défense mutuelle et sans double appartenance : Suède, Norvège (1979), Danemark (1981), Finlande (1992). Membres associés sans vote militaire : Katanga, Zambie, Gabon. Exclu en 2013 : Yémen.
Membre Adhésion Statut Apport
France Pilier Premier allié occidental et premier membre effectif. Médiatrice en 1958, 1992 et 1996. Coopération nucléaire et navale.
Égypte Membre Rive occidentale de Suez. Systèmes Oslo et Warden livrés en 2009.
Pakistan Membre Profondeur continentale. Alliance formalisée en 1971, garanties de sécurité renforcées en 1979.
Corée du Sud Pilier Pacte de protection de soixante ans, renouvelé en 2015. Base navale de Jeju.
Émirats arabes unis Pilier État créé par Eldoria en 1944. Rive méridionale d'Ormuz. Pacte de protection de dix ans, renouvellement prévu en 2023.
Qatar Pilier État créé par Eldoria en 1944. Gaz naturel, place financière, accès naval. Pacte de dix ans, renouvellement prévu en 2023.
Oman Membre Riverain sud d'Ormuz avec la presqu'île de Musandam : complète le verrouillage du détroit.
Japon Pilier Membre de l'OMCI dès 1974. Pacte de protection mutuelle de vingt ans (2013 — 2033). Consortium semi-conducteurs de 2014.
Indonésie Membre Rive méridionale de Malacca et détroit de la Sonde. Membre de l'OMCI dès 1975.
Suède Observateur Élargissement nordique. Proximité culturelle ancienne. Sans vote ni défense mutuelle ; pas de transit gratuit.
Norvège Observateur Élargissement nordique. Façade atlantique septentrionale. Sans vote ni défense mutuelle ; pas de transit gratuit.
Danemark Observateur Rejoint ses voisins nordiques, la même année que son adhésion à l'OMCI. Détroits danois. Sans vote ni défense mutuelle.
Finlande Observateur Candidate en 1979, elle renonce devant les protestations de Moscou ; entre après la chute de l'URSS. Sans vote ni défense mutuelle ; pas de transit gratuit.
Italie Membre Membre de l'OMCI dès 1975. Méditerranée centrale.
Allemagne Membre Coopération industrielle, échanges dans les blindés et l'aéronautique.
Malaisie Membre Rive septentrionale de Malacca. Coordination du contrôle du détroit.
III

Histoire de l'OTMN

Première proposition

Alexandre Lecompte propose l'alliance à l'Égypte, au Pakistan et à l'Arabie saoudite. Le Caire refuse sous pression britannique ; le projet reste lettre morte pendant quatre ans.

La France, premier membre

L'adhésion française rend l'alliance effective. Le siège est bâti à Aldara la même année.

Égypte et Pakistan

Les deux États sollicités en 1947 rejoignent l'organisation.

L'épreuve de Suez

Eldoria déclare la guerre au Royaume-Uni et à Israël mais exclut la France, pourtant engagée dans la même opération. L'appartenance à l'OTMN protège même quand elle devrait coûter.

La charte de « troisième voie »

Pendant la crise de Cuba, l'alliance adopte sa charte : neutralité armée, refus des deux blocs, aucune dépense obligatoire, retrait autorisé.

L'exemption du Kippour

Eldoria rejoint l'embargo pétrolier arabe en exemptant ses partenaires OTMN : une crise régionale devient un instrument de fidélisation.

Élargissement nordique

La Suède et la Norvège obtiennent le statut d'observateur : ni vote, ni défense mutuelle, ni transit gratuit, mais l'alliance sort pour la première fois de l'espace méditerranéen et asiatique. La Finlande, candidate avec elles, renonce devant les protestations de Moscou ; elle n'entrera qu'en 1992. Le Danemark suit en 1981.

Partage de la furtivité

Premier partage, restreint, de technologies furtives avec les alliés.

L'OTAN tétanisée

Eldoria déclare la guerre aux États-Unis. L'OTAN n'est pas engagée : l'article 5 ne couvre pas une guerre déclenchée hors de sa zone, et personne ne veut d'un affrontement avec une puissance nucléaire qui tient quatre détroits. Paris et Rome refusent leurs bases à Washington et multiplient les médiations. L'alliance atlantique sort de la crise intacte sur le papier, fissurée en pratique.

Naples sans la Sixième Flotte

La Sixième Flotte américaine, basée à Naples, capitule entre un Suez et un Gibraltar fermés. L'Italie, membre des deux alliances, découvre qu'elle ne peut ni secourir ni condamner. Les Accords de Genève de 1997 sont arrachés dans la peur d'une escalade nucléaire. C'est l'épisode qui installe durablement la méfiance entre les deux rives de l'Atlantique.

Le cobalt au prix coûtant

Après la prise du Katanga, le cobalt est fourni aux membres au prix coûtant. L'écart avec le cours mondial atteint 60 %.

Exclusion du Yémen

Le Yémen est exclu pour instabilité, après le rejet de l'accord de transit afghan. Eldoria conserve sa base de Socotra.

Doctrine commune

Premiers exercices militaires conjoints et doctrine antiterroriste unifiée, après la campagne contre Daech.

IV

L'OMCI

Organisation Mondiale du Commerce et des Investissements

Fondée à Ankara le , sous Ivankov Schmidz. Siège principal à Ankara, siège secondaire à Malte. L'OMCI est une organisation commerciale et apolitique. Elle simplifie le commerce entre ses membres — formalités douanières communes, documents uniques, procédures accélérées — et leur ouvre ses ports et des droits de transit réduits. Elle ne lie personne : chaque membre commerce avec qui il veut, quand il veut, autant qu'il veut. Quand des membres de l'OTAN sanctionnent la Russie, elle aussi membre, ils cessent simplement de commercer avec elle, et les autres membres sont libres de suivre ou non. Là où l'OTMN engage militairement, l'OMCI n'impose rien.

Les ports OMCI

L'organisation s'appuie sur un réseau de grands ports en eau profonde, situés pour la plupart sur les côtes eldoriennes et chez quelques alliés. Ils sont construits et entretenus avec les recettes des droits de transit : ils ne coûtent rien au budget eldorien. Pétrole, minerais et conteneurs y circulent entre les membres avec des formalités réduites.

Quitter l'OMCI, c'est seulement renoncer à ces ports, à ces facilités et aux réductions de transit. Un pays qui part garde tous ses partenaires et tous ses contrats. Aucun ne l'a jamais fait : les avantages suffisent.

La tarification des détroits

Ormuz, Suez, Gibraltar, Malacca : tout navire qui emprunte un détroit sous contrôle eldorien paie un droit proportionnel à la valeur de sa cargaison. Le taux dépend de l'appartenance de son pavillon. Sur des décennies de commerce, l'écart devient structurant. Détail économique sur la page Économie.

Droits de transit par catégorie d'État, en pourcentage de la valeur de la cargaison, situation en 2018
Catégorie Régime Droit Précisions
Membres OTMN et OMCI Double appartenance 0 % Aucun droit de transit sur les passages commerciaux. Réservé aux membres de plein droit de l'OTMN : les observateurs nordiques paient le tarif OMCI. Présenté comme un dividende de l'alliance ; son retrait vaut sanction.
Membres OMCI Tarif préférentiel 0,10 % Droit réduit sur la valeur de la cargaison. Soixante-trois États sur quatre continents, dont les quatre observateurs nordiques de l'OTMN.
Nations non alignées Tarif standard 0,15 — 0,25 % Variable selon les relations bilatérales et la réciprocité accordée aux navires eldoriens.
Nations hostiles Tarif dissuasif jusqu'à 0,50 % Appliqué aux États-Unis de 1975 à 2004. Porté exceptionnellement à 300 % en janvier 1991, pendant la guerre du Golfe.

S'y ajoute un droit fixe de passage, dû par tous les navires selon leur tonnage — environ 230 000 Marks≈ 251 000 € · 295 000 $ en moyenne —, qui rémunère le pilotage et la sécurité. C'est lui qui fournit l'essentiel de la rente des détroits.

Le Mark comme monnaie d'échange

Dès , tous les échanges entre membres se règlent en Marks. C'est le premier décrochage du dollar. En 2018, entre 18 et 22 % du commerce énergétique mondial se règle dans la monnaie eldorienne. Le 4 avril est fêté chaque année comme la Journée du Commerce.

Adhérer à l'OMCI

L'adhésion ne se négocie pas, elle se constate. Un État qui remplit les six conditions et dépose sa demande devient membre automatiquement, sauf si un tiers au moins des membres s'y opposent lors de la réunion qui examine sa candidature. Personne n'est refusé pour son régime, ses alliances ou ses voisins : l'Inde est entrée malgré le Pakistan.

  1. Le Mark comme monnaie d'échange — Accepter le Mark dans les échanges avec les membres, dont il devient la monnaie principale, sans remplacer la monnaie nationale.
  2. Transparence tarifaire — Publier ses tarifs et appliquer les droits de transit de l'OMCI aux navires commerciaux qui franchissent les détroits eldoriens : tarif préférentiel entre membres, tarif plus élevé pour les autres.
  3. Aucune condition politique — Ni démocratique, ni idéologique, ni militaire : une monarchie, une république ou un régime communiste peuvent adhérer.
  4. Un commerce mesurable — Une activité commerciale suffisante pour justifier l'intégration, sans seuil fixe : chaque dossier est évalué au cas par cas.
  5. Ne pas être sous embargo de l'OMCI — Un embargo n'est décidé qu'en réunion des membres, à 70 % des voix au moins. Il prive l'État visé des ports et des tarifs de l'organisation et lui ferme l'adhésion ; chaque membre reste libre de ses échanges bilatéraux.
  6. Une demande formelle — La candidature est déposée au siège d'Ankara.

Le Mark contre le pétrodollar

Depuis le milieu des années 1970, l'essentiel du pétrole mondial se vend en dollars : pour acheter du pétrole, il faut d'abord des dollars. C'est l'un des piliers de la puissance américaine. L'OMCI l'entame à deux niveaux.

  • Adhérer — accepter le Mark dans les échanges entre membres et régler les transits en Marks. Washington proteste, mais l'OMCI n'impose rien et le commerce avec les États-Unis continue en dollars.
  • Vendre son pétrole en Marks — c'est là que le système est touché. La campagne secrète de 1987 y conduit l'Indonésie, l'Arabie saoudite et le Nigeria ; en 1999, la Russie vend 40 % de son pétrole en Marks, l'Arabie saoudite 35 %, le Nigeria 25 %, la Malaisie 20 %.

Les États-Unis répondent d'abord par des droits de douane punitifs, qui leur valent le tarif hostile de 1975 à 2004, puis par la pression sur les pays de leur sphère : le Mexique, le Canada, les Philippines et la Colombie n'ont jamais franchi le pas. Voir le Mark.

Les soixante-seize membres

Eldoria comprise, l'OMCI compte 76 membres en 2018 : les treize membres de plein droit de l'OTMN, qui ne paient aucun droit de transit, et soixante-trois membres au tarif préférentiel — parmi eux les quatre observateurs nordiques de l'OTMN, qui n'ont pas droit à la double appartenance. Aucun n'a jamais quitté l'organisation. Presque tous ont adhéré pour la même raison : leurs exportations ou leur pétrole passent par un détroit eldorien, et rester dehors coûte plus cher qu'entrer.

Membres de l'OMCI par date d'adhésion, situation en 2018
Membre Adhésion Région Statut Pourquoi
Eldoria Moyen-Orient et Asie centrale Fondatrice Fondatrice. Tient Ormuz, Suez, Bab-el-Mandeb et contrôle Gibraltar et Malacca avec ses alliés.
France Europe OTMN + OMCI Fondatrice. Premier allié occidental : elle apporte la caution européenne et sa zone franc africaine.
Égypte Moyen-Orient et Asie centrale OTMN + OMCI Fondatrice. Rive occidentale de Suez : les droits du canal sont partagés avec Le Caire.
Pakistan Moyen-Orient et Asie centrale OTMN + OMCI Fondateur. Débouché de la mer d'Arabie, dépendant du pétrole et de la protection eldoriens.
Corée du Sud Asie et océan Indien OTMN + OMCI Fondatrice. Sa croissance industrielle repose sur le pétrole qui traverse Ormuz et Malacca.
Émirats arabes unis Moyen-Orient et Asie centrale OTMN + OMCI Fondateurs. État client créé en 1944 ; Dubaï devient la première place de règlement en Marks.
Qatar Moyen-Orient et Asie centrale OTMN + OMCI Fondateur. État client créé en 1944 ; gaz naturel réglé en Marks dès la fondation.
Oman Moyen-Orient et Asie centrale OTMN + OMCI Fondateur. Rive sud d'Ormuz avec Musandam ; sans transit, pas d'économie.
Bahreïn Moyen-Orient et Asie centrale OMCI Fondateur. Petit État client du Golfe, place bancaire offshore du Mark.
Japon Asie et océan Indien OTMN + OMCI Premier grand importateur à rejoindre : 80 % de son pétrole passe par Ormuz. Parenté culturelle.
Italie Europe OTMN + OMCI Première grande économie européenne après la France. Dépend de Suez pour son pétrole.
Indonésie Asie et océan Indien OTMN + OMCI Rive sud de Malacca et de la Sonde. Pétrole et gaz réglés en Marks.
Singapour Asie et océan Indien OMCI Premier port de Malacca : rester dehors aurait taxé tout son commerce de réexportation.
Jordanie Moyen-Orient et Asie centrale OMCI Enclavée entre territoires eldoriens ; son seul accès à la mer passe par Aqaba et Suez.
Malte Europe OMCI Relais méditerranéen entre Suez et Gibraltar, chantiers navals. Accueille le second siège en 1995.
Yémen Moyen-Orient et Asie centrale OMCI Riverain de Bab-el-Mandeb. Exclu de l'OTMN en 2013, il reste à l'OMCI, qui n'exclut personne.
Malaisie Asie et océan Indien OTMN + OMCI Rive nord de Malacca, caoutchouc et étain. En 1999, 20 % de son pétrole se vend en Marks.
Brésil Amériques OMCI Premier pays d'Amérique latine à régler ses achats de pétrole en Marks.
Djibouti Afrique OMCI Adhère le jour de son indépendance. Porte de Bab-el-Mandeb, sous parrainage français.
Soudan Afrique OMCI Port Soudan sur la mer Rouge : exportations de coton et de gomme arabique vers l'Asie.
Sri Lanka Asie et océan Indien OMCI Escale de la route Malacca–Suez, thé et port de Colombo. Voisin des Andaman.
Tunisie Afrique OMCI Méditerranée centrale, phosphates. Entre sur recommandation française.
Libye Afrique OMCI Pétrole léger vendu à l'Europe du Sud ; préfère le Mark à un dollar qu'elle juge politique.
Maroc Afrique OMCI Riverain de Gibraltar, voisin du Rif eldorien : phosphates et accès atlantique.
Kenya Afrique OMCI Port de Mombasa, thé et café vers l'Europe par Suez.
Thaïlande Asie et océan Indien OMCI Riz et industrie légère exportés par Malacca. Adhésion pragmatique, sans proximité politique.
Suède Europe OMCI · obs. OTMN Le jour où elle devient observatrice de l'OTMN, avec la Norvège. Industrie lourde et automobile.
Norvège Europe OMCI · obs. OTMN Observatrice de l'OTMN le même jour. Pétrole de la mer du Nord, armateurs.
Bangladesh Asie et océan Indien OMCI Textile et jute ; ses importations de pétrole coûtent moins cher en tarif préférentiel.
Sénégal Afrique OMCI Dakar, relais atlantique entre Gibraltar et le golfe de Guinée. Zone franc.
Suisse Europe OMCI Place financière : la compensation des paiements en Marks passe par Zurich et Genève.
Côte d'Ivoire Afrique OMCI Premier exportateur mondial de cacao, zone franc, vers l'Europe et l'Asie.
Danemark Europe OMCI · obs. OTMN Suit ses voisins : OMCI et statut d'observateur à l'OTMN la même année. Premier armateur européen.
Maldives Asie et océan Indien OMCI Archipel sur la route de l'océan Indien, entièrement dépendant des importations.
Argentine Amériques OMCI Après la guerre des Malouines, Buenos Aires cherche des débouchés hors de l'influence britannique.
Tanzanie Afrique OMCI Port de Dar es-Salaam, débouché de la Zambie avant son intégration en 2003.
Islande Europe OMCI Pêche et aluminium ; adhésion nordique tardive, appuyée par la Norvège.
Maurice Afrique OMCI Zone franche textile et escale de l'océan Indien.
Brunei Asie et océan Indien OMCI Adhère le jour de son indépendance. Pétrole et gaz réglés en Marks.
Nigeria Afrique OMCI Après la campagne de 1983, pilote la vente de pétrole en Marks : 25 % en 1999.
Algérie Afrique OMCI Gaz vers l'Europe du Sud ; contrebalance l'adhésion marocaine.
Cameroun Afrique OMCI Port de Douala, bois et pétrole, voisin de la Guinée équatoriale eldorienne.
Chili Amériques OMCI Cuivre vers l'Asie : réglé en Marks, il rejoint les marchés japonais et coréens sans le dollar.
Ghana Afrique OMCI Or et cacao ; suit la Côte d'Ivoire.
Uruguay Amériques OMCI Suit l'Argentine et le Brésil : Montevideo devient un port de transbordement en Marks.
Arabie saoudite Moyen-Orient et Asie centrale OMCI Adhère quand elle commence à vendre son pétrole en Marks. Relation d'intérêt, jamais d'alliance.
Pérou Amériques OMCI Minerais vers l'Asie par le Pacifique, réglés en Marks.
Mozambique Afrique OMCI Sort de l'orbite soviétique ; ports de Beira et Maputo.
Paraguay Amériques OMCI Enclavé, il suit le Brésil, son principal partenaire.
Équateur Amériques OMCI Pétrole et bananes. Les liens noués préparent le bail des Galápagos de 1996.
Bolivie Amériques OMCI Étain et gaz ; adhère le jour de l'indépendance américaine, un choix volontairement provocant.
Madagascar Afrique OMCI Canal du Mozambique ; vanille et minerais. Dernière adhésion de la vague 1975 — 1990.
Allemagne Europe OTMN + OMCI Un an jour pour jour après la réunification. Entre à l'OTMN en 2010.
Kazakhstan Moyen-Orient et Asie centrale OMCI Première république post-soviétique : pétrole de la Caspienne, corridors vers le Golfe.
Finlande Europe OMCI · obs. OTMN Candidate dès 1979 avec ses voisins, elle renonce devant les protestations de Moscou ; elle adhère après la chute de l'URSS, le jour anniversaire de la fondation, et devient observatrice de l'OTMN la même année.
Cuba Amériques OMCI Privée de l'aide soviétique, La Havane trouve dans le Mark une monnaie hors de portée de l'embargo américain.
Liban Moyen-Orient et Asie centrale OMCI Après la guerre civile : reconstruction financée en Marks. Base eldorienne de Beyrouth.
Russie Europe OMCI Débouché et monnaie de règlement après la chute de l'URSS : 40 % de son pétrole en Marks en 1999.
Turkménistan Moyen-Orient et Asie centrale OMCI Frontalier du Khorosan ; gaz exporté par les gazoducs eldoriens.
Ouzbékistan Moyen-Orient et Asie centrale OMCI Coton et or vers le Golfe.
Éthiopie Afrique OMCI Enclavée depuis l'indépendance de l'Érythrée : Djibouti devient son seul débouché.
Azerbaïdjan Moyen-Orient et Asie centrale OMCI Pétrole de Bakou ; accords énergétiques caspiens.
Kirghizistan Moyen-Orient et Asie centrale OMCI Corridor centrasiatique, or.
Afrique du Sud Afrique OMCI Après l'apartheid : Le Cap, porte du contournement de Suez, rejoint plutôt que de le concurrencer.
Tadjikistan Moyen-Orient et Asie centrale OMCI Aluminium ; corridor vers l'Afghanistan.
Arménie Moyen-Orient et Asie centrale OMCI Enclavée ; ses importations passent par les territoires eldoriens d'Anatolie.
Vietnam Asie et océan Indien OMCI Après l'ouverture : textile et riz vers l'Europe par Malacca et Suez.
Biélorussie Europe OMCI Suit la Russie ; potasse exportée en Marks.
Mongolie Asie et océan Indien OMCI Cuivre et charbon ; cherche un troisième partenaire entre Moscou et Pékin.
Venezuela Amériques OMCI Pétrole : Caracas règle une partie de ses ventes en Marks pour s'éloigner du dollar.
Chine Asie et océan Indien OMCI Adhésion pragmatique : 40 % de ses importations de pétrole passent par Ormuz et Malacca.
Inde Asie et océan Indien OMCI Par pure nécessité : son pétrole passe par Ormuz. Relation politique toujours très mauvaise.
Serbie Europe OMCI Proche de Moscou ; acier et agriculture vers la Méditerranée orientale.
Birmanie Asie et océan Indien OMCI Après l'ouverture du pays : gaz et pierres précieuses vers l'Asie.
Ouganda Afrique OMCI Enclavé : pétrole du lac Albert et café exportés par Mombasa, port d'un autre membre.
Turquie Europe OMCI La République proclamée à Tekirdağ en 2016 adhère à la date anniversaire de la fondation, à Ankara.

Non-membres notables

  • États-Unis — Tarif hostile de 1975 à 2004, puis tarif standard. Ne sont jamais entrés.
  • Royaume-Uni — Méfiance réciproque, commerce volontairement limité. Une adhésion est débattue à Londres depuis le Brexit.
  • Israël — Tarif standard. Aucune relation commerciale directe.
  • Pays-Bas, Belgique — Relations correctes mais sans chaleur ; Rotterdam et Anvers restent des places du dollar.
  • Pologne, pays baltes — Froideur liée aux relations d'Eldoria avec la Russie.
  • Afghanistan — Relation tendue depuis l'accrochage du Hari Rud en 1981.
  • Coalition africaine — Bloc d'États hostile à la présence eldorienne sur le continent.
  • Antigua-et-Barbuda — Négociation d'adhésion en cours en 2018 : ce serait le premier État des Caraïbes.

Retenus par Washington

Quatre pays rempliraient toutes les conditions et y trouveraient leur intérêt. Ils n'osent pas franchir le pas. Ce n'est pas seulement une question de dollar : pour Washington, laisser un pays de sa sphère passer à l'OMCI, c'est laisser Eldoria y gagner une influence indirecte, commerciale d'abord, politique et militaire ensuite. La pression est un tout : accords commerciaux, aide, bases et coopération de défense.

  • Philippines (1980) — Manille approche l'OMCI en 1980 et renonce : bases américaines de Clark et de Subic, aide militaire. La question n'a pas été rouverte.
  • Colombie (1990) — Prête à adhérer en 1990, Bogotá y renonce : l'aide américaine contre les cartels lui est vitale.
  • Mexique (2005) — Après la normalisation de 2004, Mexico prépare sa candidature et la retire en 2005 : un voisin qui règle en Marks, c'est Eldoria à la frontière des États-Unis. La relation reste correcte et commerciale.
  • Canada (2007) — Ottawa envisage d'adhérer en 2007 pour vendre pétrole et céréales vers l'Asie, puis y renonce : son commerce et sa défense sont trop liés à ceux des États-Unis.
V

Histoire de l'OMCI

Fondation à Ankara

Fondée sous Ivankov Schmidz, trois ans après sa prise de fonction, avec les États clients du Golfe et les membres de l'OTMN. Le Mark devient la monnaie obligatoire des échanges internes. Le Japon rejoint en septembre.

Italie et Indonésie

Deux économies majeures valident le mécanisme. Les États-Unis sont placés au tarif hostile après leurs droits de douane punitifs : début de la guerre commerciale.

La grande vague

Quarante-deux États adhèrent : Asie du Sud-Est, Afrique, pays nordiques, Amérique du Sud, puis l'Arabie saoudite en 1987. Pour beaucoup, c'est moins un choix politique qu'une nécessité arithmétique : leurs exportations passent par des détroits eldoriens.

Adhésion russe

Deux ans après la fin de l'URSS, Moscou y trouve un débouché et une monnaie de règlement. En 1999, 40 % du pétrole russe se vend en Marks.

Vague post-soviétique

Le Kazakhstan ouvre la voie en janvier 1992, suivi de la Russie, de l'Asie centrale et du Caucase : quinze adhésions en cinq ans. La Finlande, qui avait renoncé en 1979 devant les protestations de Moscou, entre le 4 avril 1992. Cuba, privée de l'aide soviétique, rejoint la même année.

Adhésion chinoise

Pékin entre par pragmatisme : 40 % de ses importations de pétrole passent par Ormuz et Malacca. L'Inde suit en 2009, par pure nécessité, malgré une relation politique très mauvaise.

La Turquie, soixante-seizième membre

La République proclamée à Tekirdağ adhère le jour anniversaire de la fondation, dans la ville même où l'OMCI est née.

Soixante-seize membres

Quatre continents, aucun départ en quarante-quatre ans. Environ 68 milliards de Marks≈ 74,1 Mds € · 87,2 Mds $ de droits de passage et de transit par an, dont un cinquième, environ 14 milliards, finance directement la défense. Antigua-et-Barbuda négocie son adhésion.

VI

La double appartenance

L'OTAN à l'épreuve

Trois membres de plein droit de l'OTMN — la France, l'Italie et l'Allemagne — appartiennent aussi à l'OTAN, comme deux de ses observateurs nordiques, la Norvège et le Danemark. L'alliance atlantique n'a jamais eu à choisir : ni en 1991 ni en 1996 elle n'est intervenue contre Eldoria. Les deux guerres contre les États-Unis s'y sont jouées en coulisses — médiations pressantes, navettes diplomatiques, peur d'une escalade nucléaire autour des détroits. Washington y a vu l'abandon de ses alliés européens ; Paris et Rome, la preuve qu'un conflit hors zone ne les engage pas.

Le climat atlantique en a gardé la marque : plus tendu, plus soupçonneux qu'il ne l'aurait été sans Eldoria, avec un risque de fracture que chaque crise ravive. En 2018 l'OTAN tient toujours, et personne n'a demandé à en sortir.

Deux organisations, un seul système

L'OTMN porte la sécurité, l'OMCI le commerce. Chacune fonctionne seule, mais c'est leur combinaison qui donne au système sa force : un État membre des deux ne paie plus rien pour faire passer ses marchandises par les détroits. Quitter l'alliance, c'est donc aussi retrouver un droit de transit — un coût que peu de gouvernements acceptent de porter devant leurs exportateurs.

Eldoria n'a jamais eu besoin d'interdire le départ d'un allié : il lui suffit de le rendre plus cher que le maintien.