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Eldoria Archives Nationales

Pièces d'archives

Fac-similés — 1958 à 1996

Quatre documents conservés aux Archives Nationales, reproduits dans leur présentation d'origine : un traité, un discours, une dépêche d'agence, une une de journal.

Cote AN-DIP-1958-12 · Recueil des traités RT-1958-01 · Notice

Accords de Genève

Traité de paix entre l'Eldoria et les États-Unis d'Amérique

Fait à Genève, en décembre 1958, en deux exemplaires originaux, en langues eldorienne et anglaise, les deux textes faisant également foi.

Les Hautes Parties contractantes, désireuses de mettre fin à l'état de guerre ouvert le 9 juin 1958 et d'établir entre elles des relations fondées sur la reconnaissance des réalités acquises, sont convenues de ce qui suit :

Article premier. L'état de guerre entre les deux Parties prend fin à la date de signature du présent traité.

Article 2. Les États-Unis d'Amérique reconnaissent la souveraineté eldorienne sur la Mésopotamie, le Levant, l'Anatolie, le Koweït et Chypre, dans les limites administrées par l'Eldoria à la date du présent traité.

Article 3. Les quatre mille huit cent quarante-sept militaires américains ayant déposé les armes à Beyrouth le 19 juin 1958 sont rapatriés dans un délai de trente jours, sous le contrôle d'observateurs désignés d'un commun accord.

Article 4. Les navires de commerce battant pavillon américain jouissent du libre passage par le canal de Suez dans les conditions générales applicables à tous les pavillons.

Article 5. Une commission bilatérale se réunit à Genève au moins une fois l'an pour traiter de tout différend relatif à l'application du présent traité.

Pour l'Eldoria
par délégation d'Alexandre Lecompte

Pour les États-Unis d'Amérique
le Secrétaire d'État

Premier traité de l'histoire moderne par lequel Washington reconnaît des conquêtes territoriales postérieures à 1945.

Cote AN-PRES-1971-08 · Transcription officielle · Ivankov Schmidz

Secrétariat du Chef d'État suprême — Transcription

Allocution d'Ivankov Schmidz à la nation

Aldara, août 1971 · Diffusée par la Radio-Télévision Nationale

Eldoriens,

Il y a six semaines, Alexandre Lecompte nous a quittés. Pendant quarante ans, il a porté seul ce que les règnes précédents se partageaient. Il ne laisse pas un trône vide : il laisse un État qui tient.

Le Conseil Exécutif de Continuité m'a désigné. Je ne prendrai pas le titre d'empereur. La maison Vinter conserve son nom et son rang ; la fonction, elle, appartient désormais à l'État. Je serai le Chef d'État suprême, et je rendrai compte de chaque décision à ceux qui m'ont désigné.

Je ne vous promets pas la paix à tout prix. Je vous promets qu'Eldoria ne cherchera pas la guerre, et qu'elle ne reculera devant personne.

En échange de la discipline que je vous demande, l'État vous doit quelque chose. Le Rêve Eldorien, lancé il y a vingt ans, reprend dès aujourd'hui : l'université restera gratuite, les chemins de fer atteindront chaque province, et chaque famille aura sa part de ce que nos détroits rapportent.

Nous ne sommes pas nés d'une révolution. Nous ne mourrons pas d'une révolution. Par la Flamme, par l'Acier, par le Temps.

— Fin de la transcription —

Cote AN-ACP-1996-0801 · Fil de l'Agence Centrale de Presse

ACP  0801  1996-08-01  06:52
URGENT  ***  URGENT  ***  URGENT

ALDARA, 1er août (ACP) - La Sixième Flotte des États-Unis
a capitulé ce matin en Méditerranée orientale, a annoncé
l'état-major de la Marine eldorienne.

Privée de ravitaillement depuis la fermeture simultanée
des détroits de Suez et de Gibraltar, la flotte a fait
connaître sa reddition par radio peu avant 05h00, heure
d'Aldara. Quarante bâtiments sont passés sous contrôle
eldorien. Les quelque douze mille marins seront internés
au Cap-Vert, selon la même source.

Le Chef d'État suprême s'adressera à la nation à 20h00.
Washington n'a pas encore réagi.

  +++ SUITE A VENIR +++

ACP/MF  011996  0652 GMT+3

Cote AN-PRESSE-1996-0802 · Le Courrier du Bosphore, édition d'Istanbul

Vendredi 2 août 1996Le Courrier du BosphoreIstanbul · 2 Ɱ

LA SIXIÈME FLOTTE SE REND

Quarante navires américains capturés sans bataille rangée en Méditerranée. Douze mille prisonniers. Washington parle d'« humiliation », Aldara de « fin d'une provocation ».

Piégée entre deux portes

Il n'aura pas fallu de grande bataille. Depuis le printemps, la flotte américaine ne recevait plus ni carburant ni munitions : Suez et Gibraltar fermés, ses convois coupés par la guerre sous-marine, elle tournait dans un bassin clos. Hier matin, peu avant l'aube, elle a hissé le pavillon blanc.

Dans les rues d'Istanbul, la nouvelle s'est répandue avant les journaux du matin. Sur les quais du Bosphore, on a vu des cargos saluer à la sirène les patrouilleurs de la Marine.

Le pétrole s'envole

À la bourse de Kuwait City, le baril a gagné plus de dix pour cent dans la journée. Les compagnies maritimes européennes réclament la réouverture des détroits au commerce. Selon nos informations, le gouvernement étudierait un mécanisme de compensation pour les pays les plus touchés.

Et maintenant ?

Les prisonniers seront internés au Cap-Vert. Aucune négociation n'est annoncée. Une certitude : la Méditerranée orientale n'a jamais été aussi eldorienne.

Lire aussi : la Journée de la Souveraineté Maritime proposée au Parlement · Pages 4 et 5