Renseignement humain
Sources et agents en couverture longue, recrutés et suivis sur des décennies.
Service de Renseignement Mondial — 1933 à 2018
Créé par Alexandre Lecompte deux ans après son arrivée au pouvoir, le SRM est l'une des trois institutions qu'il a fondées et qui fonctionnent toujours. Il n'a connu que trois directeurs généraux en quatre-vingt-cinq ans.
Le SRM est fondé en par Alexandre Lecompte, à partir des services de sécurité intérieure hérités de l'Empire. Son nom dit son ambition : un pays qui ne peut pas gagner une guerre conventionnelle contre une grande puissance doit en revanche savoir avant elle. Le service triple ses effectifs entre 1933 et 1935.
Il relève directement du Chef d'État suprême, et non du commandement des armées, avec lequel il coopère sans lui être subordonné.
Sous-département de direction
Directeur général · Sous-directeur général · Directeurs des trois départements
Rattaché au département administratif, il dirige l'ensemble du service.
Le terrain
Conduit les missions hors du territoire et les opérations conjointes avec les forces spéciales. Il agit sur la base des évaluations du département du renseignement.
Un directeur de département
La connaissance
Collecte et analyse : sources humaines, interceptions, renseignement technique et orbital, contre-espionnage sur le territoire national.
Un directeur de département
L'institution
Personnel, budget, archives, gestion de la classification et soutien des deux autres départements. Il abrite le sous-département de direction.
Un directeur de département
Le SRM est divisé en trois départements, chacun dirigé par son propre directeur. La particularité du service tient au sous-département de direction : administrativement rattaché au département administratif, c'est pourtant lui qui commande les trois. Il réunit le directeur général, le sous-directeur général et les trois directeurs de département.
Ce montage place le pouvoir de décision là où se trouvent les budgets, les archives et la gestion des habilitations — et non au contact du terrain.
| Directeur | Mandat | Durée | Repères |
|---|---|---|---|
| Tristan | 19 ans | Premier directeur général, nommé à la fondation par Alexandre Lecompte. Il organise le service en trois départements et le conduit pendant la Seconde Guerre mondiale. | |
| Kira | 37 ans | Le plus long mandat de l'histoire du service, sous Alexandre Lecompte puis Ivankov Schmidz. Il couvre toute la guerre froide et l'extension des réseaux à l'échelle mondiale. | |
| Yoann | 29 ans | Directeur général en 2018. Seul membre du service habilité au niveau le plus élevé aux côtés du Chef d'État suprême. |
Sources et agents en couverture longue, recrutés et suivis sur des décennies.
Interception et analyse des communications étrangères.
Évaluation des matériels et programmes étrangers au profit de l'industrie de défense.
Constellation de satellites de reconnaissance propre au service depuis 1960.
Détection et neutralisation des réseaux étrangers sur le territoire national.
Protection des réseaux nationaux ; l'unité Spectre Numérique est dédiée au domaine cyber.
Réseaux actifs dans plus de quarante-sept pays, dont les États-Unis, le Royaume-Uni, la Russie, la Chine, l'Allemagne, l'Inde et le Pakistan. La coopération avec la France reste limitée à un partage de renseignement par les canaux de l'OTMN.
Ce que l'État reconnaît officiellement : existence du service, organigramme général, opérations admises.
Personnels du service et administrations partenaires : procédures internes, effectifs.
Cadres du SRM et partenaires de l'OTMN habilités : renseignement partagé, moyens techniques généraux.
Directeurs, hauts gradés et ministres : opérations en cours et plans de mobilisation.
Chef d'État suprême seul, ou avec une personne nommément désignée — le directeur général pour les dossiers du SRM.
Les niveaux inférieurs ne sont pas seulement incomplets : ils peuvent être volontairement inexacts pour protéger les niveaux supérieurs. Les caractéristiques publiques d'un système peuvent ainsi sous-estimer ses capacités réelles. C'est la doctrine du serpent du drapeau national, appliquée à l'information elle-même.
En novembre 1943, une contre-invasion eldorienne est anéantie en Méditerranée par l'aviation embarquée américaine : douze mille morts. L'enquête conclut que le SRM savait beaucoup de choses sur les intentions de Washington, mais que personne ne savait où se trouvaient les porte-avions. En 1944, les armées obtiennent leur propre service : le Service d'Information Militaire.
Le partage n'a pas changé depuis. Le SRM relève du Chef d'État et regarde le monde : les intentions, les décisions, les sources humaines. Le SIM relève de l'état-major des armées et regarde le terrain : où sont les forces adverses, ce qu'elles peuvent faire, où frapper. Les deux directeurs se réunissent chaque semaine ; en crise, chaque jour.
Forces adverses, unités, matériels et déploiements, tenus à jour en continu pour chaque théâtre.
Exploitation des satellites militaires du programme spatial et des drones ; station de réception de Zagros-Est.
Interceptions tactiques, cartographie des radars et des communications adverses.
Préparation des frappes, évaluation des dégâts, appui direct aux forces spéciales et aux états-majors en opération.
Le SIM suit la Sixième Flotte heure par heure en 1996, quand Suez et Gibraltar se ferment sur elle ; il prépare les frappes contre l'artillerie syrienne en 2013 et 2015. Son échec le plus cité reste la guerre du Golfe : en 1991, il sous-estime la vitesse du renforcement américain, une des raisons du coût de la guerre.
Les opérations reconnues du SRM sont documentées à leur date dans la chronologie nationale, dans les périodes de la page Militaire et dans les programmes de la page Technologie.