Le gouvernement
DirectionLa direction du gouvernement fait partie des attributions du Chef d'État suprême depuis 1971. Le gouvernement s'appuie sur quatre institutions nationales : INI, INFP, INBA et INGSP.
Structure gouvernementale — situation en 2018
Un sommet unique, un conseil qui dort, un parlement qui vérifie et des agences qui appliquent. L'État eldorien de 2018 concentre la décision et répartit l'exécution.
Exécutif
GouvernementDirigé par le Chef d'État Institutions nationalesINI · INFP · INGSP · INBA Quatre agencesAutonomes depuis 1984 Banque Centrale1947 · le MarkDéfense et sécurité
Forces arméesTerre · Air · Marine SRMRenseignement · relève du Chef d'État SIMRenseignement militaire · relève de l'état-majorLa fonction, créée en , réunit la direction du gouvernement, le commandement des armées, la conduite de la diplomatie, la nomination des juges de rang supérieur et l'autorité exclusive sur l'arsenal nucléaire. Elle n'est ni élective ni héréditaire : le titulaire choisit son successeur sur une sélection de candidats établie par le SRM, et ce choix est confirmé par le Conseil Exécutif de Continuité, dit « chambre de succession ». Détail sur la page Politique.
La direction du gouvernement fait partie des attributions du Chef d'État suprême depuis 1971. Le gouvernement s'appuie sur quatre institutions nationales : INI, INFP, INBA et INGSP.
Sûreté nucléaire, sécurité intellectuelle, coordination médicale, standardisation militaire. Dotées d'un pouvoir réglementaire propre, elles lui sont directement rattachées.
Le Service de Renseignement Mondial relève du Chef d'État et non du commandement des armées. Son directeur général est le seul membre du service habilité au plus haut niveau à ses côtés.
Armée de terre, armée de l'air et marine, sous son commandement direct, avec leur propre service de renseignement, le SIM. Voir la hiérarchie militaire.
Mis en œuvre selon le protocole de double clé, sous le contrôle de l'Agence I.
Sous l'autorité du gouvernement, que dirige le Chef d'État suprême, quatre institutions nationales administrent l'argent public et les services : l'une le prélève, une autre tient les comptes, une troisième fait fonctionner les services publics, la dernière gère le budget des armées. Elles appliquent les décisions ; elles n'en prennent pas. Les impôts sont votés par l'Assemblée et le gouvernement, le budget est arrêté par le gouvernement seul.
INFP
Héritière du Trésor impérial, réorganisée avec la création du Mark. Elle prépare le budget pour le gouvernement, tient les comptes de l'État, encaisse les ressources non fiscales (pétrole, dividendes, réserves, détroits), verse les dotations des communes et des régions, et applique la doctrine des trois tiers à l'excédent. Elle travaille avec la Banque centrale, qui garde seule la politique monétaire.
1 334 Mds Ɱ≈ 1,45 T € · 1,71 T $ de ressources propres encaissées · excédent 2018 : 441,5 Mds Ɱ≈ 481 Mds € · 566 Mds $
INI
Née de l'Accord de Beyrouth, qui fusionne les services fiscaux et les caisses de cotisations : un seul organisme perçoit tout ce que la loi impose. Elle applique les impôts votés par l'Assemblée et le gouvernement, sans pouvoir en créer. La TVA, instituée en 1972 au taux unique de 15 %, n'a jamais changé de taux.
3 855 Mds Ɱ≈ 4,20 T € · 4,94 T $ perçus en 2018, soit 37 % du PIB
INGSP
Créée avec le Rêve Eldorien pour rassembler la gestion de tous les services rendus à la population : hôpitaux, police, pompiers et protection civile, allocations, retraites, transports publics gratuits. Elle gère les moyens — personnel, budget, équipements — tandis que les ministères (Santé, Intérieur et Sécurité) fixent les orientations. L'Agence de coordination médicale de 1984 lui fournit ses normes.
2 300 Mds Ɱ≈ 2,51 T € · 2,95 T $, près de la moitié des dépenses de l'État
INBA
Créée après la guerre du Golfe, dont le coût (340 milliards de Marks) avait creusé le deuxième déficit du siècle. Elle gère le budget de la défense, les achats et les grands programmes ; avec l'Agence de standardisation militaire, elle a divisé l'effort de défense par deux depuis les années 1990. Elle répond à la fois au gouvernement et à l'état-major.
450 Mds Ɱ≈ 490 Mds € · 577 Mds $ en 2018, 4,3 % du PIB
Le premier impôt du pays est la TVA, à 15 %, au taux unique. Sur la fiche de paie, le système suit le modèle luxembourgeois : des cotisations d'environ 12,4 % côté salarié et 12,6 % côté employeur, et un impôt sur le revenu progressif de 0 à 35 %, le taux de 35 % ne frappant que la part des revenus au-delà de 250 000 Marks≈ 272 000 € · 321 000 $ par an ; il est prélevé à la source, et en sont exonérés les revenus imposables inférieurs à 12 000 Marks≈ 13 100 € · 15 400 $ par an. La TVA rapporte 700 milliards de Marks≈ 763 Mds € · 897 Mds $ : son assiette, environ 4 670 milliards (45 % du PIB), est plus étroite qu'ailleurs, parce que la santé, l'école et les transports publics, gratuits, sortent de la consommation payante.
| Branche | Salarié | Employeur |
|---|---|---|
| Retraite | 8 % | 8 % |
| Santé | 3 % | 3 % |
| Dépendance | 1,4 % | — |
| Accidents du travail | — | 0,8 % |
| Famille et emploi | — | 0,8 % |
| Total | 12,4 % | 12,6 % |
Le même budget 2018, vu comme un flux. À gauche, ce qui entre : l'INI perçoit 3 855 milliards de Marks≈ 4,20 T € · 4,94 T $ d'impôts et de cotisations (37 % du PIB), l'INFP encaisse 1 334 milliards de ressources de l'État. À droite, ce qui sort et qui le gère ; l'excédent de 441,5 milliards est partagé en trois parts égales. L'épaisseur de chaque bande est proportionnelle au montant.
En milliards de Marks. Les parts de l'excédent sont arrondies au dixième : 441,5 ÷ 3 = 147,2 chacune environ.
Les recettes publiques atteignent 5 189 milliards de Marks≈ 5,65 T € · 6,65 T $, environ la moitié du PIB. Mais les impôts et cotisations n'en font que 3 855 milliards, soit 37 % du PIB, moins qu'en France : le reste vient des ressources de l'État — pétrole, entreprises publiques, réserves placées à l'étranger, détroits. Les dépenses s'élèvent à 4 747,5 milliards ; l'excédent de 441,5 milliards est réparti selon la doctrine des trois tiers. Ces excédents ont presque effacé la dette publique : 0,4 % du PIB en 2018, environ 42 milliards de Marks≈ 45,8 Mds € · 53,8 Mds $, reliquat des déficits de guerre ; le dernier déficit date de 1997, après la guerre de Méditerranée. La santé, gratuite, coûte 820 milliards : la cotisation santé de 3 % + 3 % n'en couvre qu'environ 295 milliards, un gros tiers ; le budget général paie le reste.
| Recette | Mds Ɱ | Perçue par |
|---|---|---|
| Cotisations sociales | 1 230 | INI |
| Impôt sur le revenu | 915 | INI |
| TVA (taux unique de 15 %) | 700 | INI |
| Impôt sur les sociétés | 520 | INI |
| Impôts locaux (foncier, communes) | 260 | INI |
| Accises et droits de douane | 230 | INI |
| Pétrole et gaz : redevances et dividendes de Naftar | 420 | INFP |
| Revenus des réserves et des créances étrangères | 360 | INFP |
| Dividendes des autres entreprises publiques | 260 | INFP |
| Autres recettes : ports, redevances, ventes d'actifs | 136 | INFP |
| Ressources minières des États d'Outre-Mer | 90 | INFP |
| Droits de transit des détroits | 68 | INFP |
| Total | 5 189 |
| Dépense | Mds Ɱ | Gérée par |
|---|---|---|
| Santé : hôpitaux, soins gratuits | 820 | INGSP |
| Retraites (base de 40 % du salaire minimum et complémentaires) | 760 | INGSP |
| Transports publics gratuits | 250 | INGSP |
| Police, frontières, pompiers, protection civile | 240 | INGSP |
| Allocations, famille, dépendance | 230 | INGSP |
| Éducation et universités | 640 | Ministère de l'Éducation |
| Dotations aux communes et aux régions | 560 | INFP |
| Défense | 450 | INBA |
| Infrastructures, énergie, logement | 360 | INFP |
| Justice, diplomatie, Outre-Mer, administration générale | 437,5 | INFP |
| Total | 4 747,5 |
Les 450 milliards de la défense se répartissent ainsi : personnel et pensions militaires 170 ; équipement et grands programmes 140 ; entretien et fonctionnement 95 ; recherche et développement 45 milliards de Marks. Toutes rubriques confondues, la défense antiaérienne en représente 43 milliards.
Héritière du parlement consultatif de , l'Assemblée nationale est refondée par la Loi fondamentale de 1971. Ses 300 députés sont élus pour cinq ans. Seuls siègent les partis qui obtiennent au moins 5 % des voix, et au plus les six premiers : de la gauche radicale à la droite nationale, en passant par le centre. Les sièges sont répartis à la proportionnelle, avec un plafond de 80 sièges par parti ; l'excédent revient aux autres partis représentés. Le parti arrivé en tête préside l'Assemblée, et l'ordre des suffrages fixe le temps de parole.
L'Assemblée propose, débat et vote les lois et, avec le gouvernement, les impôts. Le dernier mot appartient au Chef d'État, qui promulgue ou refuse. Une loi refusée peut être représentée sans limite ; le Chef d'État peut, en retour, dissoudre l'Assemblée — une arme qu'il manie avec prudence, car une dissolution se paie en popularité. Le budget, lui, relève du seul gouvernement.
Le député auteur d'une loi adoptée en répond personnellement : si elle cause un dommage grave par négligence, il peut être déclaré inéligible jusqu'à dix ans. Voir Droit et justice.
Dix partis comptent dans la vie politique eldorienne. À chaque élection, seuls les six premiers au-dessus de 5 % entrent à l'Assemblée ; les autres restent des partis à part entière : ils assistent aux séances, prennent la parole en commission et publient leurs propositions, mais ne votent pas. Le rapport de forces suit l'humeur du pays — il se durcit à chaque guerre et s'adoucit avec la prospérité.
300 députés
| Parti | Voix | Sièges |
|---|
| Élection | Sièges | Présidence |
|---|---|---|
| 1972 | PST 80 · UDC 65 · PF 55 · PAH 48 · FPE 31 · LNE 21 | PST |
| 1977 | PST 78 · UDC 75 · PF 51 · AL 38 · PAH 34 · FPE 24 | PST |
| 1982 | PF 80 · PST 65 · UDC 62 · AL 38 · LNE 31 · PAH 24 | PF |
| 1987 | UDC 80 · AL 64 · PST 61 · PF 58 · PAH 20 · LNE 17 | UDC |
| 1992 | PF 70 · PST 67 · UDC 50 · FPE 43 · LNE 40 · AL 30 | PF |
| 1997 | PF 80 · UDC 66 · PST 63 · AL 40 · LNE 29 · MEP 22 | PF |
| 2002 | AL 71 · UDC 68 · PF 61 · PST 52 · MEP 26 · UR 22 | AL |
| 2007 | UDC 75 · AL 69 · PST 55 · PF 49 · MEP 29 · AN 23 | UDC |
| 2012 | UDC 72 · PST 62 · MEP 52 · AL 49 · PF 46 · AN 19 | UDC |
| 2017 | PF 77 · UDC 61 · MEP 45 · LNE 42 · PST 39 · AL 36 | PF |
Nationalisation des grands groupes, sortie de l'OTMN, fin des guerres extérieures. Fort dans les ports et les cités minières.
Fondé en 1972Héritier direct du pacte de 1971 : services publics, salaires, logement public. Le parti des syndicats ouvriers.
Fondé en 1972Normes antipollution, sortie progressive du charbon, protection des hauts plateaux et des côtes. Né des grandes sécheresses de 1982.
Fondé en 1983Le parti du compromis : stabilité, budget équilibré, éducation. Il a présidé l'Assemblée trois fois, en 1987, 2007 et 2012.
Fondé en 1972Liberté d'entreprendre, impôts bas, ouverture commerciale par l'OMCI. Le parti des places financières de Kuwait City et du Golfe.
Fondé en 1977Ordre, défense forte, tradition des trois piliers et du cérémonial triple. Il monte à chaque guerre.
Fondé en 1972Immigration zéro, priorité nationale, fermeté maximale aux frontières. Elle prospère sur les crises de réfugiés.
Fondé en 1972Défense des campagnes, des clans et du droit coutumier. Puissant en 1972, déclinant depuis l'exode vers les villes.
Fondé en 1972Plus d'autonomie pour le Levant, l'Anatolie et l'Outre-Mer. Elle porte la voix des provinces intégrées après 1940.
Fondé en 1977Né avec l'internet national : vie privée, logiciel libre, transparence de l'État. Le parti des moins de trente ans.
Fondé en 2004Un mandat n'est pas une carrière. En fonction, députés, maires et ministres perçoivent une indemnité comprise entre le salaire minimum et deux fois le salaire minimum (1 650 à 3 300 Marks≈ 1 800 à 3 600 € · 2 120 à 4 230 $), selon le poste et le résultat obtenu à l'élection ; ils disposent d'un chauffeur et des seuls moyens utiles à leur charge.
À la fin du mandat, l'élu redevient un citoyen ordinaire : il garde un titre honorifique et une influence de fait, mais aucun chauffeur, aucune indemnité, aucune réduction, aucun service. Ses années en politique ne lui donnent droit qu'à la retraite de base de tout citoyen, 40 % du salaire minimum : mieux vaut avoir exercé un métier avant. Voir la Loi fondamentale, articles 40 à 42.
Le Tribunal de Tavisky, édifié en , est la juridiction suprême ; ses juges de rang supérieur sont nommés par le Chef d'État. Tavisky est la capitale judiciaire du pays, Aldara sa capitale politique. Organisation des tribunaux et grandes lois : voir Droit et justice.
Chaque commune élit pour cinq ans son conseil et son maire, s'administre librement et vote son budget ; l'État peut intervenir pour la financer ou rétablir ses comptes.
L'assemblée régionale réunit tous les maires de la région et élit parmi eux, pour cinq ans, le maire qui la préside. Il n'existe aucun autre échelon : gouvernement, Assemblée nationale, régions, communes.
La capitale n'a pas de mairie : elle est administrée directement par le gouvernement.
Khorosan, Khuzestan, Mésopotamie, Levant septentrional, Anatolie, Koweït… Voir Territoire.
Statut fiscal dérogatoire qui en fait la place financière la plus libérale du pays.
Statut créé par le décret d'unification de 2001 : chaque État conserve ses propres institutions, dirigées en partie par Aldara, et délègue sa défense, sa politique monétaire et ses ressources stratégiques. Ils n'élisent pas de députés à l'Assemblée nationale.
Chaque île ou territoire forme une région à part entière, avec ses communes, son assemblée des maires et ses députés, exactement comme en métropole.
Territoires d'Outre-Mer et bases réparties sur dix-neuf fuseaux horaires. Voir Positions stratégiques.
| Régime | Tête de l'État | Pouvoir exercé par | Institutions marquantes |
|---|---|---|---|
| Royaume de Vintermark969 — 1278 | Roi | Conseil des chefs de clan | Droit coutumier et oral |
| Empire de Vintermark, puis Eldoria1278 — 1908 | Empereur, pouvoir héréditaire et absolu | Parlement consultatif à partir de 1889 | Constitution limitée de 1889 |
| Empire — transition de fonction1908 — 1971 | Fonction impériale détachée de la dynastie ; Alexandre Lecompte de 1931 à 1971 | Le gouvernement exerce le pouvoir | Maison Vinter cérémonielle |
| État de la Loi fondamentale1971 — 2018 | Chef d'État suprême | Gouvernement ; Assemblée nationale pluraliste de 300 députés qui propose et vote les lois | Agences nationales (1984), Tribunal de Tavisky (1982) |