Neutralité armée
EngagementAucun membre ne rejoint un bloc. La défense est mutuelle, mais l'alliance n'a pas d'ennemi désigné.
OTMN et OMCI — 1947 à 2018
Deux organisations fondées par Eldoria, conçues pour fonctionner ensemble. L'OTMN garantit la sécurité de ses membres sans les enrôler dans un bloc ; l'OMCI organise le commerce qui passe par les détroits eldoriens. Appartenir aux deux, c'est ne plus payer le passage.
L'OTMN et l'OMCI ont désormais leur carte dans l'Atlas, avec les territoires d'Eldoria et les détroits, sur le même curseur d'années : les pays membres se colorent année après année, et un clic sur un pays ouvre son statut et ses dates. Les pays retenus par la pression de Washington, ou de Moscou pour la Finlande avant 1992, y apparaissent aussi.
Les deux organisations Membres de l'OMCI Membres de l'OTMN L'OTMN en 1958 L'OMCI à sa fondation
Alliance fondée par Eldoria, proposée en , effective avec l'adhésion de la France en . Ce n'est pas un pacte dirigé contre une puissance désignée, mais une garantie mutuelle de neutralité armée : chaque membre s'engage à ne rejoindre aucun bloc et reçoit en échange la protection eldorienne. Pour des États qui refusent de choisir entre Washington et Moscou, c'est la seule porte de sortie — d'où le nom de « troisième voie » inscrit dans sa charte de .
Aucun membre ne rejoint un bloc. La défense est mutuelle, mais l'alliance n'a pas d'ennemi désigné.
Pas de seuil de budget militaire imposé. La clause de défense est flexible : chaque membre fixe la forme de son soutien.
Un membre peut quitter l'alliance. Eldoria peut aussi en exclure un : le Yémen l'a été en 2013.
Garantie de défense par la première puissance militaire mondiale, sans obligation d'entrer dans ses guerres.
Échanges facilités entre membres, intégralement libellés en Marks. Le cobalt katangais leur est fourni au prix coûtant.
Un membre de l'OTMN qui appartient aussi à l'OMCI ne paie aucun droit sur les passages commerciaux par les détroits eldoriens. Voir double appartenance.
Partage restreint de technologies militaires depuis 1990. Les Piliers ont accès aux équipements de première ligne.
Cinq membres — France, Japon, Corée du Sud, Émirats et Qatar — forment le Conseil restreint de l'alliance. Ils disposent d'une voix consultative sur les décisions stratégiques, d'un accès aux technologies eldoriennes de première ligne, et chacun est lié à Eldoria par un pacte de protection propre : soixante ans pour la Corée, vingt pour le Japon, dix pour les Émirats et le Qatar.
Ce statut n'est pas acquis. Le Yémen, exclu en , a montré que l'appartenance se retire aussi facilement qu'elle s'accorde.
Les trois États d'Outre-Mer — Katanga, Zambie et Gabon — participent aux délibérations de l'alliance sans droit de vote sur les questions militaires, qui restent du ressort d'Eldoria. Voir Territoire.
Bâti en dans un style franco-germanique délibérément choisi. Le message était destiné à Paris : l'alliance n'est pas un protectorat oriental mais une construction commune, dont l'architecture même reconnaît l'apport européen.
| Membre | Adhésion | Statut | Apport |
|---|---|---|---|
| France | Pilier | Premier allié occidental et premier membre effectif. Médiatrice en 1958, 1992 et 1996. Coopération nucléaire et navale. | |
| Égypte | Membre | Rive occidentale de Suez. Systèmes Oslo et Warden livrés en 2009. | |
| Pakistan | Membre | Profondeur continentale. Alliance formalisée en 1971, garanties de sécurité renforcées en 1979. | |
| Corée du Sud | Pilier | Pacte de protection de soixante ans, renouvelé en 2015. Base navale de Jeju. | |
| Émirats arabes unis | Pilier | État créé par Eldoria en 1944. Rive méridionale d'Ormuz. Pacte de protection de dix ans, renouvellement prévu en 2023. | |
| Qatar | Pilier | État créé par Eldoria en 1944. Gaz naturel, place financière, accès naval. Pacte de dix ans, renouvellement prévu en 2023. | |
| Oman | Membre | Riverain sud d'Ormuz avec la presqu'île de Musandam : complète le verrouillage du détroit. | |
| Japon | Pilier | Membre de l'OMCI dès 1974. Pacte de protection mutuelle de vingt ans (2013 — 2033). Consortium semi-conducteurs de 2014. | |
| Indonésie | Membre | Rive méridionale de Malacca et détroit de la Sonde. Membre de l'OMCI dès 1975. | |
| Suède | Observateur | Élargissement nordique. Proximité culturelle ancienne. Sans vote ni défense mutuelle ; pas de transit gratuit. | |
| Norvège | Observateur | Élargissement nordique. Façade atlantique septentrionale. Sans vote ni défense mutuelle ; pas de transit gratuit. | |
| Danemark | Observateur | Rejoint ses voisins nordiques, la même année que son adhésion à l'OMCI. Détroits danois. Sans vote ni défense mutuelle. | |
| Finlande | Observateur | Candidate en 1979, elle renonce devant les protestations de Moscou ; entre après la chute de l'URSS. Sans vote ni défense mutuelle ; pas de transit gratuit. | |
| Italie | Membre | Membre de l'OMCI dès 1975. Méditerranée centrale. | |
| Allemagne | Membre | Coopération industrielle, échanges dans les blindés et l'aéronautique. | |
| Malaisie | Membre | Rive septentrionale de Malacca. Coordination du contrôle du détroit. |
Alexandre Lecompte propose l'alliance à l'Égypte, au Pakistan et à l'Arabie saoudite. Le Caire refuse sous pression britannique ; le projet reste lettre morte pendant quatre ans.
L'adhésion française rend l'alliance effective. Le siège est bâti à Aldara la même année.
Les deux États sollicités en 1947 rejoignent l'organisation.
Eldoria déclare la guerre au Royaume-Uni et à Israël mais exclut la France, pourtant engagée dans la même opération. L'appartenance à l'OTMN protège même quand elle devrait coûter.
Pendant la crise de Cuba, l'alliance adopte sa charte : neutralité armée, refus des deux blocs, aucune dépense obligatoire, retrait autorisé.
Eldoria rejoint l'embargo pétrolier arabe en exemptant ses partenaires OTMN : une crise régionale devient un instrument de fidélisation.
La Suède et la Norvège obtiennent le statut d'observateur : ni vote, ni défense mutuelle, ni transit gratuit, mais l'alliance sort pour la première fois de l'espace méditerranéen et asiatique. La Finlande, candidate avec elles, renonce devant les protestations de Moscou ; elle n'entrera qu'en 1992. Le Danemark suit en 1981.
Premier partage, restreint, de technologies furtives avec les alliés.
Eldoria déclare la guerre aux États-Unis. L'OTAN n'est pas engagée : l'article 5 ne couvre pas une guerre déclenchée hors de sa zone, et personne ne veut d'un affrontement avec une puissance nucléaire qui tient quatre détroits. Paris et Rome refusent leurs bases à Washington et multiplient les médiations. L'alliance atlantique sort de la crise intacte sur le papier, fissurée en pratique.
La Sixième Flotte américaine, basée à Naples, capitule entre un Suez et un Gibraltar fermés. L'Italie, membre des deux alliances, découvre qu'elle ne peut ni secourir ni condamner. Les Accords de Genève de 1997 sont arrachés dans la peur d'une escalade nucléaire. C'est l'épisode qui installe durablement la méfiance entre les deux rives de l'Atlantique.
Après la prise du Katanga, le cobalt est fourni aux membres au prix coûtant. L'écart avec le cours mondial atteint 60 %.
Le Yémen est exclu pour instabilité, après le rejet de l'accord de transit afghan. Eldoria conserve sa base de Socotra.
Premiers exercices militaires conjoints et doctrine antiterroriste unifiée, après la campagne contre Daech.
Fondée à Ankara le , sous Ivankov Schmidz. Siège principal à Ankara, siège secondaire à Malte. L'OMCI est une organisation commerciale et apolitique. Elle simplifie le commerce entre ses membres — formalités douanières communes, documents uniques, procédures accélérées — et leur ouvre ses ports et des droits de transit réduits. Elle ne lie personne : chaque membre commerce avec qui il veut, quand il veut, autant qu'il veut. Quand des membres de l'OTAN sanctionnent la Russie, elle aussi membre, ils cessent simplement de commercer avec elle, et les autres membres sont libres de suivre ou non. Là où l'OTMN engage militairement, l'OMCI n'impose rien.
L'organisation s'appuie sur un réseau de grands ports en eau profonde, situés pour la plupart sur les côtes eldoriennes et chez quelques alliés. Ils sont construits et entretenus avec les recettes des droits de transit : ils ne coûtent rien au budget eldorien. Pétrole, minerais et conteneurs y circulent entre les membres avec des formalités réduites.
Quitter l'OMCI, c'est seulement renoncer à ces ports, à ces facilités et aux réductions de transit. Un pays qui part garde tous ses partenaires et tous ses contrats. Aucun ne l'a jamais fait : les avantages suffisent.
Ormuz, Suez, Gibraltar, Malacca : tout navire qui emprunte un détroit sous contrôle eldorien paie un droit proportionnel à la valeur de sa cargaison. Le taux dépend de l'appartenance de son pavillon. Sur des décennies de commerce, l'écart devient structurant. Détail économique sur la page Économie.
| Catégorie | Régime | Droit | Précisions |
|---|---|---|---|
| Membres OTMN et OMCI | Double appartenance | 0 % | Aucun droit de transit sur les passages commerciaux. Réservé aux membres de plein droit de l'OTMN : les observateurs nordiques paient le tarif OMCI. Présenté comme un dividende de l'alliance ; son retrait vaut sanction. |
| Membres OMCI | Tarif préférentiel | 0,10 % | Droit réduit sur la valeur de la cargaison. Soixante-trois États sur quatre continents, dont les quatre observateurs nordiques de l'OTMN. |
| Nations non alignées | Tarif standard | 0,15 — 0,25 % | Variable selon les relations bilatérales et la réciprocité accordée aux navires eldoriens. |
| Nations hostiles | Tarif dissuasif | jusqu'à 0,50 % | Appliqué aux États-Unis de 1975 à 2004. Porté exceptionnellement à 300 % en janvier 1991, pendant la guerre du Golfe. |
S'y ajoute un droit fixe de passage, dû par tous les navires selon leur tonnage — environ 230 000 Marks≈ 251 000 € · 295 000 $ en moyenne —, qui rémunère le pilotage et la sécurité. C'est lui qui fournit l'essentiel de la rente des détroits.
Dès , tous les échanges entre membres se règlent en Marks. C'est le premier décrochage du dollar. En 2018, entre 18 et 22 % du commerce énergétique mondial se règle dans la monnaie eldorienne. Le 4 avril est fêté chaque année comme la Journée du Commerce.
L'adhésion ne se négocie pas, elle se constate. Un État qui remplit les six conditions et dépose sa demande devient membre automatiquement, sauf si un tiers au moins des membres s'y opposent lors de la réunion qui examine sa candidature. Personne n'est refusé pour son régime, ses alliances ou ses voisins : l'Inde est entrée malgré le Pakistan.
Depuis le milieu des années 1970, l'essentiel du pétrole mondial se vend en dollars : pour acheter du pétrole, il faut d'abord des dollars. C'est l'un des piliers de la puissance américaine. L'OMCI l'entame à deux niveaux.
Les États-Unis répondent d'abord par des droits de douane punitifs, qui leur valent le tarif hostile de 1975 à 2004, puis par la pression sur les pays de leur sphère : le Mexique, le Canada, les Philippines et la Colombie n'ont jamais franchi le pas. Voir le Mark.
Eldoria comprise, l'OMCI compte 76 membres en 2018 : les treize membres de plein droit de l'OTMN, qui ne paient aucun droit de transit, et soixante-trois membres au tarif préférentiel — parmi eux les quatre observateurs nordiques de l'OTMN, qui n'ont pas droit à la double appartenance. Aucun n'a jamais quitté l'organisation. Presque tous ont adhéré pour la même raison : leurs exportations ou leur pétrole passent par un détroit eldorien, et rester dehors coûte plus cher qu'entrer.
| Membre | Adhésion | Région | Statut | Pourquoi |
|---|---|---|---|---|
| Eldoria | Moyen-Orient et Asie centrale | Fondatrice | Fondatrice. Tient Ormuz, Suez, Bab-el-Mandeb et contrôle Gibraltar et Malacca avec ses alliés. | |
| France | Europe | OTMN + OMCI | Fondatrice. Premier allié occidental : elle apporte la caution européenne et sa zone franc africaine. | |
| Égypte | Moyen-Orient et Asie centrale | OTMN + OMCI | Fondatrice. Rive occidentale de Suez : les droits du canal sont partagés avec Le Caire. | |
| Pakistan | Moyen-Orient et Asie centrale | OTMN + OMCI | Fondateur. Débouché de la mer d'Arabie, dépendant du pétrole et de la protection eldoriens. | |
| Corée du Sud | Asie et océan Indien | OTMN + OMCI | Fondatrice. Sa croissance industrielle repose sur le pétrole qui traverse Ormuz et Malacca. | |
| Émirats arabes unis | Moyen-Orient et Asie centrale | OTMN + OMCI | Fondateurs. État client créé en 1944 ; Dubaï devient la première place de règlement en Marks. | |
| Qatar | Moyen-Orient et Asie centrale | OTMN + OMCI | Fondateur. État client créé en 1944 ; gaz naturel réglé en Marks dès la fondation. | |
| Oman | Moyen-Orient et Asie centrale | OTMN + OMCI | Fondateur. Rive sud d'Ormuz avec Musandam ; sans transit, pas d'économie. | |
| Bahreïn | Moyen-Orient et Asie centrale | OMCI | Fondateur. Petit État client du Golfe, place bancaire offshore du Mark. | |
| Japon | Asie et océan Indien | OTMN + OMCI | Premier grand importateur à rejoindre : 80 % de son pétrole passe par Ormuz. Parenté culturelle. | |
| Italie | Europe | OTMN + OMCI | Première grande économie européenne après la France. Dépend de Suez pour son pétrole. | |
| Indonésie | Asie et océan Indien | OTMN + OMCI | Rive sud de Malacca et de la Sonde. Pétrole et gaz réglés en Marks. | |
| Singapour | Asie et océan Indien | OMCI | Premier port de Malacca : rester dehors aurait taxé tout son commerce de réexportation. | |
| Jordanie | Moyen-Orient et Asie centrale | OMCI | Enclavée entre territoires eldoriens ; son seul accès à la mer passe par Aqaba et Suez. | |
| Malte | Europe | OMCI | Relais méditerranéen entre Suez et Gibraltar, chantiers navals. Accueille le second siège en 1995. | |
| Yémen | Moyen-Orient et Asie centrale | OMCI | Riverain de Bab-el-Mandeb. Exclu de l'OTMN en 2013, il reste à l'OMCI, qui n'exclut personne. | |
| Malaisie | Asie et océan Indien | OTMN + OMCI | Rive nord de Malacca, caoutchouc et étain. En 1999, 20 % de son pétrole se vend en Marks. | |
| Brésil | Amériques | OMCI | Premier pays d'Amérique latine à régler ses achats de pétrole en Marks. | |
| Djibouti | Afrique | OMCI | Adhère le jour de son indépendance. Porte de Bab-el-Mandeb, sous parrainage français. | |
| Soudan | Afrique | OMCI | Port Soudan sur la mer Rouge : exportations de coton et de gomme arabique vers l'Asie. | |
| Sri Lanka | Asie et océan Indien | OMCI | Escale de la route Malacca–Suez, thé et port de Colombo. Voisin des Andaman. | |
| Tunisie | Afrique | OMCI | Méditerranée centrale, phosphates. Entre sur recommandation française. | |
| Libye | Afrique | OMCI | Pétrole léger vendu à l'Europe du Sud ; préfère le Mark à un dollar qu'elle juge politique. | |
| Maroc | Afrique | OMCI | Riverain de Gibraltar, voisin du Rif eldorien : phosphates et accès atlantique. | |
| Kenya | Afrique | OMCI | Port de Mombasa, thé et café vers l'Europe par Suez. | |
| Thaïlande | Asie et océan Indien | OMCI | Riz et industrie légère exportés par Malacca. Adhésion pragmatique, sans proximité politique. | |
| Suède | Europe | OMCI · obs. OTMN | Le jour où elle devient observatrice de l'OTMN, avec la Norvège. Industrie lourde et automobile. | |
| Norvège | Europe | OMCI · obs. OTMN | Observatrice de l'OTMN le même jour. Pétrole de la mer du Nord, armateurs. | |
| Bangladesh | Asie et océan Indien | OMCI | Textile et jute ; ses importations de pétrole coûtent moins cher en tarif préférentiel. | |
| Sénégal | Afrique | OMCI | Dakar, relais atlantique entre Gibraltar et le golfe de Guinée. Zone franc. | |
| Suisse | Europe | OMCI | Place financière : la compensation des paiements en Marks passe par Zurich et Genève. | |
| Côte d'Ivoire | Afrique | OMCI | Premier exportateur mondial de cacao, zone franc, vers l'Europe et l'Asie. | |
| Danemark | Europe | OMCI · obs. OTMN | Suit ses voisins : OMCI et statut d'observateur à l'OTMN la même année. Premier armateur européen. | |
| Maldives | Asie et océan Indien | OMCI | Archipel sur la route de l'océan Indien, entièrement dépendant des importations. | |
| Argentine | Amériques | OMCI | Après la guerre des Malouines, Buenos Aires cherche des débouchés hors de l'influence britannique. | |
| Tanzanie | Afrique | OMCI | Port de Dar es-Salaam, débouché de la Zambie avant son intégration en 2003. | |
| Islande | Europe | OMCI | Pêche et aluminium ; adhésion nordique tardive, appuyée par la Norvège. | |
| Maurice | Afrique | OMCI | Zone franche textile et escale de l'océan Indien. | |
| Brunei | Asie et océan Indien | OMCI | Adhère le jour de son indépendance. Pétrole et gaz réglés en Marks. | |
| Nigeria | Afrique | OMCI | Après la campagne de 1983, pilote la vente de pétrole en Marks : 25 % en 1999. | |
| Algérie | Afrique | OMCI | Gaz vers l'Europe du Sud ; contrebalance l'adhésion marocaine. | |
| Cameroun | Afrique | OMCI | Port de Douala, bois et pétrole, voisin de la Guinée équatoriale eldorienne. | |
| Chili | Amériques | OMCI | Cuivre vers l'Asie : réglé en Marks, il rejoint les marchés japonais et coréens sans le dollar. | |
| Ghana | Afrique | OMCI | Or et cacao ; suit la Côte d'Ivoire. | |
| Uruguay | Amériques | OMCI | Suit l'Argentine et le Brésil : Montevideo devient un port de transbordement en Marks. | |
| Arabie saoudite | Moyen-Orient et Asie centrale | OMCI | Adhère quand elle commence à vendre son pétrole en Marks. Relation d'intérêt, jamais d'alliance. | |
| Pérou | Amériques | OMCI | Minerais vers l'Asie par le Pacifique, réglés en Marks. | |
| Mozambique | Afrique | OMCI | Sort de l'orbite soviétique ; ports de Beira et Maputo. | |
| Paraguay | Amériques | OMCI | Enclavé, il suit le Brésil, son principal partenaire. | |
| Équateur | Amériques | OMCI | Pétrole et bananes. Les liens noués préparent le bail des Galápagos de 1996. | |
| Bolivie | Amériques | OMCI | Étain et gaz ; adhère le jour de l'indépendance américaine, un choix volontairement provocant. | |
| Madagascar | Afrique | OMCI | Canal du Mozambique ; vanille et minerais. Dernière adhésion de la vague 1975 — 1990. | |
| Allemagne | Europe | OTMN + OMCI | Un an jour pour jour après la réunification. Entre à l'OTMN en 2010. | |
| Kazakhstan | Moyen-Orient et Asie centrale | OMCI | Première république post-soviétique : pétrole de la Caspienne, corridors vers le Golfe. | |
| Finlande | Europe | OMCI · obs. OTMN | Candidate dès 1979 avec ses voisins, elle renonce devant les protestations de Moscou ; elle adhère après la chute de l'URSS, le jour anniversaire de la fondation, et devient observatrice de l'OTMN la même année. | |
| Cuba | Amériques | OMCI | Privée de l'aide soviétique, La Havane trouve dans le Mark une monnaie hors de portée de l'embargo américain. | |
| Liban | Moyen-Orient et Asie centrale | OMCI | Après la guerre civile : reconstruction financée en Marks. Base eldorienne de Beyrouth. | |
| Russie | Europe | OMCI | Débouché et monnaie de règlement après la chute de l'URSS : 40 % de son pétrole en Marks en 1999. | |
| Turkménistan | Moyen-Orient et Asie centrale | OMCI | Frontalier du Khorosan ; gaz exporté par les gazoducs eldoriens. | |
| Ouzbékistan | Moyen-Orient et Asie centrale | OMCI | Coton et or vers le Golfe. | |
| Éthiopie | Afrique | OMCI | Enclavée depuis l'indépendance de l'Érythrée : Djibouti devient son seul débouché. | |
| Azerbaïdjan | Moyen-Orient et Asie centrale | OMCI | Pétrole de Bakou ; accords énergétiques caspiens. | |
| Kirghizistan | Moyen-Orient et Asie centrale | OMCI | Corridor centrasiatique, or. | |
| Afrique du Sud | Afrique | OMCI | Après l'apartheid : Le Cap, porte du contournement de Suez, rejoint plutôt que de le concurrencer. | |
| Tadjikistan | Moyen-Orient et Asie centrale | OMCI | Aluminium ; corridor vers l'Afghanistan. | |
| Arménie | Moyen-Orient et Asie centrale | OMCI | Enclavée ; ses importations passent par les territoires eldoriens d'Anatolie. | |
| Vietnam | Asie et océan Indien | OMCI | Après l'ouverture : textile et riz vers l'Europe par Malacca et Suez. | |
| Biélorussie | Europe | OMCI | Suit la Russie ; potasse exportée en Marks. | |
| Mongolie | Asie et océan Indien | OMCI | Cuivre et charbon ; cherche un troisième partenaire entre Moscou et Pékin. | |
| Venezuela | Amériques | OMCI | Pétrole : Caracas règle une partie de ses ventes en Marks pour s'éloigner du dollar. | |
| Chine | Asie et océan Indien | OMCI | Adhésion pragmatique : 40 % de ses importations de pétrole passent par Ormuz et Malacca. | |
| Inde | Asie et océan Indien | OMCI | Par pure nécessité : son pétrole passe par Ormuz. Relation politique toujours très mauvaise. | |
| Serbie | Europe | OMCI | Proche de Moscou ; acier et agriculture vers la Méditerranée orientale. | |
| Birmanie | Asie et océan Indien | OMCI | Après l'ouverture du pays : gaz et pierres précieuses vers l'Asie. | |
| Ouganda | Afrique | OMCI | Enclavé : pétrole du lac Albert et café exportés par Mombasa, port d'un autre membre. | |
| Turquie | Europe | OMCI | La République proclamée à Tekirdağ en 2016 adhère à la date anniversaire de la fondation, à Ankara. |
Quatre pays rempliraient toutes les conditions et y trouveraient leur intérêt. Ils n'osent pas franchir le pas. Ce n'est pas seulement une question de dollar : pour Washington, laisser un pays de sa sphère passer à l'OMCI, c'est laisser Eldoria y gagner une influence indirecte, commerciale d'abord, politique et militaire ensuite. La pression est un tout : accords commerciaux, aide, bases et coopération de défense.
Fondée sous Ivankov Schmidz, trois ans après sa prise de fonction, avec les États clients du Golfe et les membres de l'OTMN. Le Mark devient la monnaie obligatoire des échanges internes. Le Japon rejoint en septembre.
Deux économies majeures valident le mécanisme. Les États-Unis sont placés au tarif hostile après leurs droits de douane punitifs : début de la guerre commerciale.
Quarante-deux États adhèrent : Asie du Sud-Est, Afrique, pays nordiques, Amérique du Sud, puis l'Arabie saoudite en 1987. Pour beaucoup, c'est moins un choix politique qu'une nécessité arithmétique : leurs exportations passent par des détroits eldoriens.
Deux ans après la fin de l'URSS, Moscou y trouve un débouché et une monnaie de règlement. En 1999, 40 % du pétrole russe se vend en Marks.
Le Kazakhstan ouvre la voie en janvier 1992, suivi de la Russie, de l'Asie centrale et du Caucase : quinze adhésions en cinq ans. La Finlande, qui avait renoncé en 1979 devant les protestations de Moscou, entre le 4 avril 1992. Cuba, privée de l'aide soviétique, rejoint la même année.
Pékin entre par pragmatisme : 40 % de ses importations de pétrole passent par Ormuz et Malacca. L'Inde suit en 2009, par pure nécessité, malgré une relation politique très mauvaise.
La République proclamée à Tekirdağ adhère le jour anniversaire de la fondation, dans la ville même où l'OMCI est née.
Quatre continents, aucun départ en quarante-quatre ans. Environ 68 milliards de Marks≈ 74,1 Mds € · 87,2 Mds $ de droits de passage et de transit par an, dont un cinquième, environ 14 milliards, finance directement la défense. Antigua-et-Barbuda négocie son adhésion.
Trois membres de plein droit de l'OTMN — la France, l'Italie et l'Allemagne — appartiennent aussi à l'OTAN, comme deux de ses observateurs nordiques, la Norvège et le Danemark. L'alliance atlantique n'a jamais eu à choisir : ni en 1991 ni en 1996 elle n'est intervenue contre Eldoria. Les deux guerres contre les États-Unis s'y sont jouées en coulisses — médiations pressantes, navettes diplomatiques, peur d'une escalade nucléaire autour des détroits. Washington y a vu l'abandon de ses alliés européens ; Paris et Rome, la preuve qu'un conflit hors zone ne les engage pas.
Le climat atlantique en a gardé la marque : plus tendu, plus soupçonneux qu'il ne l'aurait été sans Eldoria, avec un risque de fracture que chaque crise ravive. En 2018 l'OTAN tient toujours, et personne n'a demandé à en sortir.
L'OTMN porte la sécurité, l'OMCI le commerce. Chacune fonctionne seule, mais c'est leur combinaison qui donne au système sa force : un État membre des deux ne paie plus rien pour faire passer ses marchandises par les détroits. Quitter l'alliance, c'est donc aussi retrouver un droit de transit — un coût que peu de gouvernements acceptent de porter devant leurs exportateurs.
Eldoria n'a jamais eu besoin d'interdire le départ d'un allié : il lui suffit de le rendre plus cher que le maintien.